Equipes d’hier : Ligier, le rêve bleu-blanc-rouge

Guy Ligier, fondateur de l’équipe qui portait son nom, se lança dans la vie active comme apprenti boucher ! Son parcours atypique le fit passer par l'aviron ou encore les terrains de rugby, sur lesquels il s’illustra en tant qu’international pour...

Guy Ligier, fondateur de l’équipe qui portait son nom, se lança dans la vie active comme apprenti boucher ! Son parcours atypique le fit passer par l'aviron ou encore les terrains de rugby, sur lesquels il s’illustra en tant qu’international pour l’Equipe de France B, avant de faire fortune grâce à une compagnie de construction routière impliquée dans les grands travaux de construction des autoroutes de l’Hexagone.

Guy Ligier fut tout ce temps un grand amateur de sports mécaniques et pilota même des Cooper-Maserati et une Brabham-Repco au milieu des années 1960, avant de joindre ses forces à celles de son ami de longue date, Jo Schlesser, pour mettre en piste deux McLaren en 1968.

Ligier fut très affecté par le décès de son ami sur le Grand Prix de France 1968 et se retira de la compétition automobile pour plusieurs années. C’est avec Michel Tetu qu’il revint en GT, avec des autos baptisées « JS » en hommage à son fidèle compère Schlesser.

En 1975, Ligier décrocha la seconde place des 24 Heures du Mans. Grâce au soutien du cigarettier Gitanes, souhaitant trouver un point d’entrée en Formule 1, le chemin des circuits du championnat du monde fut trouvé. La France ne disposait pas d’une importante présence dans la discipline depuis le retrait de Matra.

Ligier recruta Gérard Ducarouge, ex-ingénieur Matra et se lança dans l’aventure de la conception de la première Ligier, baptisée JS5, et lancée en 1976. Jacques Laffite, bien connu des plus jeunes générations pour avoir été l’une des voix de TF1 sur les commentaires de GP, alors brillant en Formule 2, fut choisi pour piloter. Matra s’occupa de la fourniture des moteurs : une vraie équipe 100% française apparut sur la grille. Laffite qualifia la monoplace en pole position à Monza et la France se mit vite à rêver de succès mondiaux…

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