Simon-Chautemps : "L'IA, c'est le futur" de la F1
Pour Julien Simon-Chautemps, l'intelligence artificielle va prendre de plus en plus de place en Formule 1 à l'avenir et laissera pour compte les structures qui n'auront pas "embrassé" cette nouvelle technologie.
Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images
Même si le concept et ses applications pratiques n'ont rien de récent, l'intelligence artificielle s'est fait une place de plus en plus importante dans l'esprit du grand public ces dernières années, portée par les progrès de l'IA dite "générative", qui permet - en s'appuyant sur des bases de données plus ou moins grandes dans lesquelles elle va puiser - de générer des textes, images ou médias sur simple demande.
Le monde des sports mécaniques connaît bien la question de l'intelligence artificielle, et ce depuis très longtemps, car dans la majeure partie de ses championnats les plus avancés technologiquement, la récolte de données confronte les écuries à des centaines de milliers d'informations qu'il est difficile de traiter rapidement et humainement.
Mais pour Julien Simon-Chautemps, ancien ingénieur de course en F1, ce pan de la technologie va être amené à prendre toujours plus de place en discipline reine et dans les sports mécaniques en général. "Je vais être clair, l'IA c'est le futur", a-t-il lancé dans le cadre d'un entretien pour Flashscore.fr. "Et les équipes ou les personnes qui ne sauront pas embrasser ces nouvelles technologies seront derrière. C'est aussi simple que cela."
Avec les terabytes de data enregistrées, c'est impossible humainement de tout contrôler.
Amené à évoquer le modèle d'IA que les équipes utilisent déjà depuis plusieurs années, l'ancien ingénieur de Lotus ou Alfa Romeo d'expliquer : "Les équipes utilisent ce que l'on appelle des 'agents IA' pour lire les écrans, les data, et les interpréter. C'est aussi pour donner des suggestions. Avec les terabytes de data enregistrées, c'est impossible humainement de tout contrôler."
"L'IA a été, est déjà et sera encore plus importante dans cette gestion de données, dans leur interprétation mais aussi dans la suggestion : pour la fiabilité, pour les ingénieurs, pour les pilotes. Ce sont des choses qui étaient manuelles à l'époque et qui sont maintenant automatisées."
"[La suggestion], c'est son intérêt. C'est un autre cerveau qui va utiliser la data pour suggérer des scénarios et cela fonctionne en continu pendant les courses. Par exemple, les ingénieurs stratégie vont développer des centaines de scénarios avant les courses et vont s'adapter en temps réel à ce qu'il se passe en suggérant des pitstops, des changements de pneus et quelle gomme mettre ou encore, une stratégie de gestion pneumatique ou de carburant. C'était fait par l'humain avant. Cela existe déjà mais cela va devenir de plus en plus important."
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