La nouvelle surface pourrait avoir une énorme influence à Interlagos
Le circuit d'Interlagos a été intégralement resurfacé, ce qui pourrait totalement changer la physionomie des deux courses du week-end.
Photo de: Steven Tee / Motorsport Images
Les équipes de F1 et Pirelli sont arrivés à Interlagos avec plus d'interrogations qu'à l'habitude. Même si le tracé est resté inchangé, la piste n'est plus véritablement la même puisqu'elle a été intégralement resurfacée depuis l'an passé.
Un asphalte neuf apporte un degré très élevé d'incertitude pour un Grand Prix, avec des conséquences toujours difficiles à évaluer. Au GP de Turquie 2020, on a ainsi vu qu'un traitement imparfait pouvait causer de grosses pertes d'adhérence et poser de sérieuses difficultés aux pilotes. De l'autre côté, une nouvelle surface offrant un bon niveau d'adhérence sans que de la gomme soit déposée peut provoquer plus de glissades, et ainsi accélérer la dégradation des pneus.
Il est difficile d'anticiper la situation au Brésil, les premières réponses n'étant attendues que dans l'unique séance d'essais prévue ce vendredi. "Nous sommes confrontés à de nouveaux défis ce week-end, avec beaucoup d'inconnues pour tout le monde, pour voir le nouvel asphalte et la dégradation", a confirmé Esteban Ocon. "Qu'est-ce que cela va donner et quel sera le niveau d'adhérence ? Nous ne le savons pas."
Que disent les premières données ?
De premiers signes annoncent ce à quoi on pourrait s'attendre, et laissent présager d'un week-end particulièrement animé, même si les analyses effectuées par les ingénieurs de Pirelli ne révèlent pas d'inquiétudes particulières concernant le niveau d'adhérence.
Motorsport.com a appris que la rugosité de la piste montre une baisse de 46% par rapport à l'an dernier, ce qui pourrait mener à plus de glissades, et donc à des températures plus élevées et à une accélération de la dégradation. Mais selon une analyse de l'interaction chimique entre la piste et le pneu, destinée à mesurer le niveau d'adhérence, la situation n'est en fait pas si différente des précédentes années.
Les pneus Pirelli
Photo de: Andreas Beil
Interlagos n'offre généralement pas une forte adhérence et certaines données suggèrent même que la situation pourrait être améliorée.
Une surface plus sombre
Si la nouvelle surface pourrait ne pas avoir d'influence particulière, un autre élément à prendre en compte est la couleur de l'asphalte, très noir, et cet élément aura une grande importance. L'asphalte va absorber plus de chaleur que la surface plus claire vue jusqu'à l'an passé.
Les premières analyses de Pirelli montrent que l'asphalte approchait des 60°C jeudi après-midi. Une température plus élevée de la surface a une influence sur celle des pneus et peut amplifier la dégradation thermique, déjà un facteur important à Interlagos en raison de son tracé fait de courbes rapides.
La température plus élevée pourrait ainsi forcer les équipes à se tourner vers des composés plus durs pour le sprint et la course principale, mais cette approche sera compliquée par les pneus proposés ce week-end : Pirelli a opté pour des gommes un cran plus tendres, ce qui signifie que le tendre de 2023 est le medium de 2024. De plus, avec le week-end sprint, le quota de pneus est différent, avec deux trains de durs, quatre de mediums et six de tendres pour chaque pilote.
La surface de la piste était très claire l'an passé
Photo de: Simon Galloway / Motorsport Images
Il est probable que le tendre ne soit pas un pneu adapté à la course, et seulement bon pour les qualifications. Cela signifie que les équipes devront faire très attention à l'utilisation des pneus pendant le sprint et le Grand Prix, en sachant qu'elles ne pourront pas prendre le risque de compromettre la journée de dimanche.
Ce que les équipes devront rapidement comprendre lors de la seule d'essais sera la capacité du medium à disputer les 24 tours du sprint. L'an passé, ce pneu, qui était donc nommé tendre, tenait la durée mais si la dégradation est plus forte ce week-end, la situation pourrait se compliquer.
Si le medium n'est pas suffisamment bon, cela pourrait chambouler une course qui voit en général deux arrêts. Et si les équipes sont contraintes d'utiliser le dur dès le sprint, elles n'en auront plus suffisamment pour le Grand Prix... sans oublier que la pluie pourrait ajouter son lot d'incertitudes.
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