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Actualités

Tost refuserait "catégoriquement" moins de 20 GP par saison

Quel est le nombre idéal de Grands Prix au calendrier de la Formule 1 ? Les opinions varient fortement à ce sujet, et Franz Tost en a une très tranchée.

Valtteri Bottas, Mercedes-AMG F1 W09 et Lewis Hamilton, Mercedes-AMG F1 W09 mènent au départ
Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport F1 Team lors de la conférence de presse
Franz Tost, directeur de Toro Rosso, en conférence de presse
Christian Horner, Team Principal, Red Bull Racing, en conférence de presse
Frederic Vasseur, Team Principal, Sauber, en conférence de presse
Toto Wolff, directeur exécutif de Mercedes AMG F1 lors de la conférence de presse

Au calendrier de la Formule 1, de 1984 à 2003, il n'y avait que 16 ou 17 Grands Prix par saison. Mais ce nombre a fortement augmenté lors des 15 dernières années, avec notamment 19 courses en 2005, 20 en 2012 et 21 en 2016 – comme en 2018.

Ce programme très chargé a forcément des conséquences sur le personnel des équipes, qui fait le tour du monde au fil de ces 21 étapes – auxquelles s'ajoutent les séances d'essais privés et les activités médiatiques.

Il y a quelque temps, Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport F1 Team, déclarait à Motorsport.com que le calendrier était trop fourni et qu'il faudrait revenir à une liste de 15 ou 16 Grands Prix par an. Le moins que l'on puisse dire, c'est que son homologue de la Scuderia Toro Rosso n'est pas d'accord.

"Je ne pense pas que ce soit le nombre de courses ou la taille qui comptent, ce sont le spectacle que nous proposons et le niveau de divertissement", estime Franz Tost. "S'il y a 15 courses ennuyeuses, les gens ne vont plus regarder. Je pense que nous devrions avoir autour de 20 ou 22 courses, je pense que c'est un bon chiffre. Nous ne devrions pas oublier que nous sommes un acteur global et avons besoin d'un certain nombre de courses pour en rester un. Je refuserais catégoriquement de passer sous 20 courses. Il y a 52 semaines dans l'année, donc nous avons beaucoup de temps."

Horner, Vasseur et Wolff en désaccord avec Tost

Le point de vue de Tost est toutefois clairement minoritaire dans le paddock, notamment auprès des directeurs d'équipe. Christian Horner, qui dirige l'écurie sœur Red Bull Racing, décrit un calendrier à 21 courses comme le "point de saturation" et indique, moqueur, qu'Abiteboul suggère des saisons moins longues parce qu'il "pense aux pénalités".

Plus sérieusement, Horner ajoute : "On ne peut pas avoir une infinité de chapitres dans un livre, et je pense qu'à un moment, on dépasse ce qui est pertinent. Je pense que 15 ou 16, c'est trop bas, mais 21, c'est l'autre extrême. C'est dur pour les mécaniciens, pour le staff qui voyage, c'est dur pour tous ceux qui sont impliqués."

Frédéric Vasseur, qui est à la tête de Sauber F1, confirme : "À un stade, nous perdons la nature exceptionnelle de cet événement. Plus on fait de courses, plus on s'y habitue. Pour moi, c'est un peu trop, mais je suivrai le calendrier."

Quant à Toto Wolff, il juge que les dernières saisons ont déjà prouvé que la limite avait été atteinte, alors que l'an passé, un triple-header (trois Grands Prix sur des week-ends consécutifs) a mis les écuries à rude épreuve au début de l'été.

"Je ne pense pas que nous devrions faire plus de 21 courses, car ce serait simplement diluer l'exclusivité des Grands Prix. Nous nous disons que c'est génial d'en faire 21 ou plus, mais c'était déjà très difficile de faire 20 courses l'an dernier, donc je vois ça comme la limite. C'est très difficile pour l'équipe car non seulement on fait 21 courses, mais nous avons tous un travail normal au quotidien. C'est très stressant pour l'entreprise et pour les employés également", conclut le chef de Mercedes AMG F1.

Avec l'arrivée probable de la Formule 1 au Vietnam en 2020 et d'autres courses à l'étude, il paraît peu probable que le nombre de Grands Prix diminue à l'avenir.

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