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Tout comprendre du procès contre Bernie Ecclestone

En 2012, le banquier Gerard Gribkowsky a été condamné à plus de huit ans de prison par le Tribunal de Munich, dans une affaire de corruption

En 2012, le banquier Gerard Gribkowsky a été condamné à plus de huit ans de prison par le Tribunal de Munich, dans une affaire de corruption. Sa faute aux yeux de l’accusation? Avoir accepté ce qui fut alors considéré par la Justice comme un pot-de-vin versé par Bernie Ecclestone lors de la vente de parts de la F1 appartenant à la société BayernLB, en direction de la la firme CVC.

Gribkowsky avait alors accepté un paiement de 44 millions de dollars de la part de Bernie Ecclestone, qui dit maintenant regretter que ce montant soit pris pour un pot-de-vin, dans une interview accordée au Daily Express.

Dans le procès désormais ouvert contre Bernie Ecclestone en Allemagne, la défense du Grand Argentier de la F1 se base sur l’argument selon lequel les 44 millions ne représentaient pas un pot-de-vin, mais plutôt une somme versée à un Gribkowsky présenté comme un corbeau faisant chanter Ecclestone au sujet d’une menace de contrôle fiscal sur les biens de son fonds privé baptisé Bambino.

Basé offshore, le fond en question héberge une fortune évaluée à 4 milliards de dollars. Ecclestone dit avoir payé Gribkowsky en échange de sa tranquilité, en dépit du fait de ne rien avoir à se reprocher concernant ces biens situés en dehors de Grande-Bretagne. Selon Ecclestone, les 44 millions payés compensaient ce qui aurait été une longue et coûteuse procédure avec le FISC Britannique.

« Je regrette de l’avoir payé », explique aujourd’hui Ecclestone. « J’aurais dû le laisser écrire au service des impôts et les laisser essayer de prouver ce qu’il affirmait. C’est une merveilleuse introspection ».

En apparence, néanmoins, la somme versée au banquier ressemble aux yeux de l'accusation à un abus servant à influencer une vente d’actions.

"Ils pensent que je l’ai acheté. Son devoir était de faire la meilleure chose en son pouvoir pour la banque et je dis que c’est ce qu’il a fait, car il a vendu les parts qu’il lui fallait vendre. Le board a dit « vendez »".

Il revient désormais à la justice allemande de décider si la vente s’est faite de façon litigieuse ou non. Ecclestone, devenu grand-père hier de sa fille Tamara, est déjà sorti vainqueur de deux procès liés à cette vente, dont un en Grande-Bretagne.

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