BMW se refuse à donner des consignes d'équipe

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BMW se refuse à donner des consignes d'équipe
Par :
Co-auteur: Alex Kalinauckas
26 janv. 2019 à 10:48

Malgré le fiasco de Marrakech, BMW i Andretti Motorsport se refuse à imposer dorénavant des consignes d'équipe à ses pilotes.

Marrakech, 26e tour. Les deux BMW sont en tête de l'E-Prix, mais António Félix da Costa est en difficulté et subit la pression de son coéquipier Alexander Sims. Ce dernier lance l'assaut par l'extérieur, tous deux freinent trop tard, et Félix da Costa finit sa course dans le mur, alors que Sims perd du temps et doit se contenter de la quatrième place.

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Deux semaines plus tard, à Santiago, le directeur d'équipe Roger Griffiths révèle qu'après une analyse approfondie de la situation par l'écurie, il n'est pas envisagé d'imposer des consignes.

"Ils restent absolument libres de se battre", déclare Griffiths pour Motorsport.com. "Mais ils doivent se respecter. Il n'y a pas de consignes d'équipe – les gens ont parlé du dépassement d'António sur Alexander en début de course, nous ne l'avons pas vu venir, il n'y avait certainement pas de consignes d'équipe à ce moment-là. Malheureusement, nous n'avons pas bien exécuté la fin de la course, mais il n'y a pas de raison pour que nous ne montions pas sur la plus haute marche du podium si cet incident ne s'était pas produit. Nous voyions ce qui se passait et étions en train d'orchestrer un dépassement, puis nous avons perdu le contrôle de la situation."

"Quand on se fait le film des événements, on pense à toutes les décisions que l'on aurait dû prendre – mais nous comprenons la situation, nous comprenons ce qui s'est passé, et cela ne se reproduira pas. Nous avons analysé ça sous tous les angles. Nous avons passé beaucoup de temps à insister sur la règle d'or auprès des pilotes : ne pas s'accrocher avec son coéquipier. Mais nous passons à autre chose, c'est le plus important. Nous en avons tiré de grandes leçons, nous en avons parlé, et il n'y a pas d'animosité au sein de l'équipe."

Alexander Sims, BMW I Andretti Motorsports, Antonio Felix da Costa, BMW I Andretti Motorsports, BMW iFE.18

Lorsque nous lui demandons ce que fera BMW si une situation identique se présente à l'avenir, Griffiths répond : "Nous avons discuté de tout ça : ce qui est la bonne chose à faire, le bon moment pour le faire, quel endroit du circuit est raisonnable pour un dépassement. Mais il ne s'agit pas de consignes d'équipe, il s'agit juste d'assurer que nous marquions un maximum de points pour l'équipe."

Dès les minutes qui ont suivi la course, les deux pilotes ont impressionné par leur professionnalisme, endossant chacun une partie (pour Sims) ou la totalité (Félix da Costa) de la responsabilité de l'incident.

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Sims explique que comme ce n'était que sa deuxième course en FE, il s'est juste "fermé comme une huître et ne réfléchissait pas calmement et fluidement pour parler à l'équipe". Selon lui, cela a causé le manque de communication radio. "Nous comprenons désormais ce que nous devrions dire ou non à la radio", indique le Britannique pour Motorsport.com. "Il n'y a pas de réaction hâtive qui consisterait en une approche grandement différente de l'ensemble des choses, cela renforce juste ce qui est important : il faut que les canaux de communication entre les pilotes et l'équipe restent ouverts."

"Nous sommes libres de nous battre, ce qui est une bonne chose, mais l'équipe va nous surveiller de plus près", renchérit Félix da Costa à notre micro. "Au contraire, cela nous a renforcés. Je suis agréablement surpris que nous ayons bien géré ça."

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À propos de cet article

Séries Formule E
Événement E-Prix de Santiago
Pilotes Alexander Sims , António Félix da Costa
Équipes Andretti Autosport
Auteur Benjamin Vinel