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La Formule E évoque des discussions avec Ferrari

Jeff Dodds, directeur général de la Formule E, a laissé entendre que le championnat électrique était en contact avec Ferrari pour une éventuelle arrivée dans le championnat.

Le logo Ferrari sur la Ferrari 499P

Pilier du championnat du monde de Formule 1 depuis ses origines, Ferrari est revenue à ses premières amours en Endurance l’an passé avec la 499P. Un retour marqué par une victoire retentissante au général aux 24 Heures du Mans, près de 60 ans après son dernier succès dans la Sarthe.

Aujourd’hui, alors que les constructeurs se lancent massivement dans l’hybridation et l’électrification, la marque italienne s’est elle aussi décidée à sauter le pas. Alors qu’elle propose déjà des modèles hybrides comme la SF90 Stradale et la 296 GTB, la firme italienne a annoncé l’arrivée d’un modèle 100% électrique d’ici fin 2025.

Une nouvelle usine Ferrari dédiée à l'électrification

Ferrari s’apprête ainsi à ouvrir dans les prochaines semaines sa première usine consacré à l’électrification, et qui aura pour but de produire ses futurs véhicules zéro émission, ainsi que ses propres batteries. Le nouvel "e-building", dont la construction a débuté en 2022, a ainsi fait l’objet d’un investissement massif de 500 millions d’euros, et devrait générer près de 250 emplois.

C’est dans ce cadre que des contacts entre des dirigeants de Maranello et les responsables de la Formule E sont désormais évoqués. Ainsi, quand Jeff Dodds, le directeur général du championnat, a été questionné par Motorsport.com quant à l’existence de ces discussions, ce dernier, demeurant évasif, a répondu : "Peut-être. Ils ont annoncé une usine d’électrification en Italie et ont parlé d’une future ligne de production électrique pour eux. C’est la première fois qu’ils parlent d’une ligne de production électrique pure et non d’une ligne de production hybride”.

Ferrari ferait un excellent travail pour attirer les fans de sport automobile à venir voir notre sport automobile.

La venue de Ferrari, bien qu’encore fortement hypothétique à ce stade, renforcera encore considérablement l’image de la Formule E, qui compte déjà dans ses rangs de grands noms de l’automobile comme Nissan, Porsche et Jaguar, notamment, qui se sont d’ores et déjà engagés dans l’optique de la Gen4, la nouvelle génération de monoplace électrique, qui va faire ses débuts en 2026-2027.

"Je pense que [l’implication de Ferrari] élèverait le niveau du championnat", a poursuivi Jeff Dodds. "Nous avons beaucoup de chance parce que Porsche a le même genre d’histoire de sport automobile qui coule dans son sang, tout comme Maserati, bien qu’ils soient évidemment sortis du sport automobile à une époque où Ferrari y est restée."

"Je pense que ce que Ferrari apporte, outre une plus grande crédibilité en matière de sport automobile, c’est une base de fans fidèles, les tifosi, qui est incroyable. Je pense donc que Ferrari ferait un excellent travail pour attirer les fans de sport automobile à venir voir notre sport. Il est clair que je préférerais qu’ils soient là plutôt que pas là. Je pense que cela élèverait le championnat, que ce soit exponentiel ou que cela change la donne, cela reste à voir, mais il est clair qu’ils sont sur une branche à part."

Ferrari rejoindra-t-elle les rangs de la Formule E dans le futur ?

Ferrari rejoindra-t-elle les rangs de la Formule E dans le futur ?

Photo de: Andrew Ferraro / Motorsport Images

Interrogé à ce sujet, un porte-parole de Ferrari a lui commenté de son côté : "Nous nous concentrons aujourd’hui sur la F1 et l’Endurance – et nous avons récemment annoncé que nous allions faire la course là où nous ne l’avons jamais fait auparavant – sur l’eau [après avoir annoncé un projet de voile plus tôt cette année]".

En ce qui concerne la nouvelle usine électrique, Benedetto Vigna, PDG de Ferrari, a déclaré le mois dernier : "Pour moi, l’e-building représente trois choses. La première est la possibilité de créer des composants stratégiques en interne, les batteries, les essieux et l’ensemble de la voiture. La deuxième est la possibilité de construire toutes les voitures, non seulement électriques mais aussi hybrides, avec des technologies plus durables. L’efficacité des machines que nous utiliserons dans la construction électronique sera plus grande. Troisièmement, cela montre que nous croyons en l’avenir, en la nécessité de nouvelles technologies et que nous devons être prêts pour cela."

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