Passer au contenu principal

Le prototype Alpine Alpenglow aidera à "en savoir plus" sur l'hydrogène

Si Alpine n'a pas acté l'engagement d'un prototype hydrogène au Mans dans le futur, l'équipe française veut avant tout étudier cette technologie par le biais du prototype Alpenglow dévoilé lors des 6 Heures de Spa, comme l'a déclaré Bruno Famin, le directeur de la compétition.

Alpine Alpenglow Hy4

Soucieuse d'introduire la technologie hydrogène aux 24 Heures du Mans d'ici la fin de la décennie, l'ACO planche actuellement sur une réglementation technique propre à cette technologie. Si les plans initiaux prévoyaient d'intégrer des prototypes hydrogène produisant de l'énergie via une pile à combustible – afin d'alimenter un ou plusieurs moteurs électriques –, l'idée est désormais d'ouvrir la porte à l'hydrogène liquide alimentant un moteur à combustion interne.

Alors que la réglementation hydrogène doit entrer en vigueur en 2027, les premiers véhicules H2 ne devraient apparaître au Mans qu'en 2028, et le président de l'ACO, Pierre Fillon, a prédit que de nombreux constructeurs seraient engagés d'ici 2029. Pour l'heure, c'est Toyota qui semble le plus avancé en la matière, le constructeur japonais ayant dévoilé son prototype GR H2 dans le cadre des 24 Heures du Mans 2023.

Alpine a de son côté présenté, avant les 6 Heures de Spa, son prototype Alpenglow, qualifié de "laboratoire roulant" par Bruno Famin, le directeur de la compétition, qui a précisé que son équipe était encore en phase d'observation quant à la technologie hydrogène.

Plus nous en savons sur la technologie, plus nous voulons avoir une idée de la direction à prendre en termes de coûts.

Le concept Toyota GR H2.

Le concept Toyota GR H2.

Photo de: Toyota Racing

"L'hydrogène au Mans est une très belle opportunité et nous en sommes heureux, bien sûr", a ainsi expliqué Famin. "Nous n'avons pas encore décidé si nous irons [avec une voiture hydrogène], mais c'est l'objectif de notre concept Alpenglow : en apprendre davantage sur les technologies de l'hydrogène, le moteur à combustion interne, mais aussi le remplissage, le stockage, etc."

"Nous voulons en savoir plus ; nous voulons améliorer nos compétences et notre aérodynamisme et nous voulons aussi en savoir plus sur les coûts. Plus nous en savons sur la technologie, plus nous voulons avoir une idée de la direction à prendre en termes de coûts. Pour présenter un projet au conseil d'administration, il faut avoir une idée assez claire de ce que l'on peut réaliser pour quel montant, et ce projet permet d'en savoir plus sur la faisabilité technique et la faisabilité économique."

Alpine indique que la voiture a parcouru 700 km en essais et qu'un nouveau moteur V6 est en cours de développement, l'objectif étant de le présenter avant la fin de l'année.

Oreca en pointe sur l'hydrogène

Oreca a collaboré avec Alpine sur son projet de combustion d'hydrogène au cours des trois dernières années, et le directeur technique Remi Taffin a déclaré que cette coopération se poursuivrait après le déménagement de l'usine dans des locaux plus spacieux sur le site du circuit Paul-Ricard. Alors qu'Oreca travaille sur l'hydrogène depuis plusieurs années, Rémi Taffin a précisé que la société varoise cherchait à s'associer à un grand constructeur automobile.

Alpine Alpenglow Hy4

Alpine Alpenglow Hy4

Photo par : Alpine

"L'objectif d'Oreca, qui développe cette technologie, est d'être présent [sur la grille de départ du Mans]", a déclaré Taffin à Motorsport.com. "Alpenglow est un parfait exemple de ce que nous sommes capables de faire lorsque nous nous associons à un programme de constructeur. Il est juste de dire qu'il s'agit d'investissements énormes, donc c'est vraiment efficace lorsque nous pouvons travailler de cette manière. Quoi qu'il en soit, nous serons là."

De son côté, Bernard Niclot, le responsable de l'innovation à l'ACO, se félicite de l'intérêt affiché d'Alpine pour la technologie hydrogène. "Nous voyons de plus en plus que l'hydrogène est la voie à suivre, surtout en Endurance", a déclaré ce dernier à Motorsport.com. "Nous ne forçons pas [ces constructeurs] à faire ces développements et ils le font ; cela signifie que nous sommes sur la bonne voie, je pense, c'est la meilleure preuve de cela."

Lire aussi :
Article précédent Le calendrier du WEC ne sera pas élargi en 2025
Article suivant Ferrari relance le dossier des 6H de Spa en faisant appel

Meilleurs commentaires

Dernières actus