Sainz se verrait bien aider Citroën

Très envieux de piloter une World Rally Car de la nouvelle génération, le double Champion du monde des Rallyes espagnol aimerait joindre l'utile à l'agréable en apportant son concours à son ancien employeur.

Pilote Citroën à temps complet en 2003 et 2004, avec une victoire par saison à la clé ainsi qu'une bonne contribution à deux titres des constructeurs, Carlos Sainz avait retrouvé l'équipe française l'année suivante pour deux participations, en remplacement de François Duval. Elles allaient être ses dernières en WRC et se solder par une quatrième place en Turquie puis une troisième en Grèce.

L'Espagnol n'en avait toutefois pas complètement terminé avec le WRC, dans lequel il avait été titré en 1990 et 1992 avec Toyota, puisqu'il a été pilote de développement de la Volkswagen Polo R WRC au début des années 2010, aux côtés de Sébastien Ogier qui était le premier titulaire engagé par la marque allemande. Il a ensuite rejoint Peugeot pour courir en rallye-raid et c'est une autre ancienne gloire du WRC, Marcus Grönholm, qui a contribué au développement de la Polo version 2017.

Sainz, justement, aimerait aujourd'hui piloter une de ces nouvelles World Rally Cars et jetterait volontiers son dévolu sur la C3 WRC. Une opportunité que le fait d'être revenu dans le giron du Groupe PSA pourrait favoriser.

"Si vous reprenez mes interviews d'il y a quelques années, vous verrez que j'ai toujours demandé de la part de la FIA une voiture plus légère, plus puissante, avec plus d'aéro", a-t-il rappelé à Motorsport.com. "Quand j'ai compris la première fois que la FIA allait autoriser ces voitures, cela a été une très bonne nouvelle."

"Malheureusement, je n'ai pas vécu [avec] ces voitures moi-même, mais c'est important pour le championnat et pour la discipline. En essayer une m'intéresserait vraiment. Je dois [en] parler à Citroën pour voir s'ils sont intéressés."

L'éventualité de piloter la C3 pourrait être bénéfique également, assure Sainz, à Citroën qui se débat depuis le début de la saison avec un problème de set-up côté suspension, et n'occupe que la quatrième et dernière place du Championnat des constructeurs.

"Je travaille pour le Groupe, donc tout dépend de s'ils pensent que je peux les aider ou pas", a poursuivi Sainz, qui a pris le volant d'une 208 T16 dans la spéciale de Fafe, en compagnie de son ancien copilote Luis Moya, durant la semaine précédant le Rallye du Portugal. "Ce serait sympa de piloter une World Rally Car et c'est toujours bon d'avoir l'avis d'un autre pilote."

"N'oubliez pas que j'ai conduit une Polo et travaillé dessus il n'y a pas si longtemps. Pour moi, cela a toujours été un bon défi de rendre une voiture aussi rapide que possible."

"Pas prévu pour le moment"

Sainz, qui ne disputera pas au début de l'été la Baja Aragón qu'il a remportée l'année dernière, et ne sera pas non plus au départ du Silk Way Rally en juillet, ne devrait pas reprendre le volant de la 3008 DKR en compétition avant le Rallye du Maroc, au plus tôt (et encore le Lion n'y a-t-il pas confirmé sa participation). Et le flou concernant l'avenir de Peugeot en rallye-raid fait qu'il n'a pas non plus, encore, l'assurance de disputer le prochain Dakar. Mais en dépit de sa disponibilité, reste à savoir si la marque aux chevrons pourrait être intéressée par sa proposition de services.

"Carlos travaille avec PSA, donc il serait plus facile de travailler avec lui qu'avec tout autre pilote, ça c'est sûr, mais ce n'est pas prévu pour le moment", a commenté le directeur de Citroën Racing, Yves Matton. "Il a eu l'expérience de la Polo avant d'aller chez Peugeot et il a une grande connaissance du rallye et des principes qu'il faut avoir pour développer une voiture de rallye."

Propos recueillis par David Evans

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