Biographie de Charles Leclerc
Né le 16/10/1997 à Monaco
Peu de pilotes arrivent en Formule 1 en suscitant une attente aussi importante que Charles Leclerc, mais le Monégasque y a répondu favorablement. Né à Monaco, il a eu l'avantage de grandir dans un environnement richement nourri par la F1, et au sein d'une famille elle-même très investie dans le sport automobile.
S'inspirant de son père Hervé − ancien pilote de Formule 3 −, son chemin vers les échelons supérieurs du sport auto était tout tracé. Malgré cela, son ascension rapide dans les différentes formules de promotion témoigne d'un talent qui dépasse cet environnement avantageux, ayant attiré rapidement l'attention avec de nombreux titres en karting avant de confirmer en monoplace.
Quatrième du championnat F3 Europe en 2015, pour ce qui n'était que sa deuxième campagne en monoplace, puis deuxième du prestigieux Grand Prix de Macao, Leclerc a rejoint rapidement la Ferrari Driver Academy. Il a remporté ensuite consécutivement le titre en GP3 puis en F2, avec ART Grand Prix et Prema Racing, mais ce sont surtout sa technique et sa maturité qui l'ont distingué. Il s'est ainsi ouvert la voie vers de grands débuts en F1, avec Alfa Romeo en 2018, avant de rejoindre Ferrari un an plus tard.
Charles Leclerc
Photo de: Ahmad AlShehab / NurPhoto via Getty Images
2018 - Alfa Romeo Sauber F1 Team
13e du championnat - 39 points
D'abord proche d'un volant chez Haas, Leclerc a finalement débuté en F1 chez Sauber, qui entamait alors sa collaboration pour courir sous le nom Alfa Romeo. Il est devenu ainsi le premier Monégasque à prendre un départ dans la discipline depuis 24 ans.
Les débuts furent brouillons, entachés de plusieurs erreurs. Mais le destin du jeune homme a changé grâce à sa montée en puissance, qui lui a permis de décrocher une belle sixième place lors du Grand Prix d'Azerbaïdjan, constituant alors le meilleur résultat de Sauber depuis 2015. Il entamait là une série de cinq arrivées dans les points en six Grands Prix.
Consolidant son potentiel avec une nouvelle série de bons résultats en fin de saison, Leclerc s'est retrouvé propulsé vers un baquet de titulaire chez Ferrari pour sa deuxième saison en Formule 1.
2019 - Scuderia Ferrari
4e du championnat - 264 points
Soucieuse de repousser toutes les tentatives de ses rivales pour s'emparer de son protégé, la Scuderia Ferrari a rompu avec ses habitudes en engageant Charles Leclerc pour sa deuxième saison seulement dans la discipline, aux côtés de Sebastian Vettel. C'est ce qui a fait de lui le plus jeune pilote titulaire à Maranello en F1 depuis 50 ans, et il a rapidement compensé son manque d'expérience par son envie et son talent, se montrant vite à la hauteur de Vettel en rythme pur.
Passé tout près de transformer sa première pole position en victoire à Bahreïn, la faute à des problèmes techniques en course, et malgré des aspirations pour le titre rapidement évanouies, il a enchaîné les podiums. La cote de Leclerc était en hausse tandis que Vettel traversait une mauvaise passe, et le jeune pilote a finalement décroché sa première victoire lors du GP de Belgique. Il a confirmé une semaine plus tard à Monza, devant les tifosi qu'il a régalés par sa fougue en résistant farouchement à Lewis Hamilton.
Ce succès, alors que Vettel n'avait jamais gagné avec Ferrari à Monza, a offert à Leclerc une place de choix dans le cœur des fans de la Scuderia, et aussi un ascendant moral alors que la lutte interne s'est intensifiée. Bien que Ferrari ait dû modifier son moteur, jugé contraire à la réglementation, la fin de saison de Leclerc a tout de même été réussie, avec une série de cinq pole positions en six courses et une quatrième place finale au championnat, devant Vettel.
Le triomphe de Charles Leclerc à Monza, sur les terres de Ferrari, en 2019.
2020 - Scuderia Ferrari
8e du championnat - 98 points
Au début de la saison, Leclerc avait pour objectif de détrôner Vettel en tant que pilote numéro un de l'équipe, mais il a surtout subi comme l'Allemand la chute de performance vertigineuse de son écurie. Déjà en difficulté après l'accord secret avec la FIA concernant son moteur, Ferrari s'est manquée dans la conception de la SF1000.
Certes, deux podiums lors des quatre premiers Grands Prix furent les bienvenus pour Leclerc, mais par la suite, l'écurie italienne et son pilote se sont retrouvés à la lutte dans le peloton face à Racing Point, Renault et McLaren pour la troisième place du championnat constructeurs.
Leclerc a toutefois pris facilement la mesure de Vettel sur l'ensemble de la saison, l'Allemand annonçant son départ pour rejoindre Aston Martin alors que le Monégasque a signé un contrat longue durée avec Ferrari jusque fin 2024.
2021 - Scuderia Ferrari
7e du championnat - 159 points
Le gel technique empêchant Ferrari d'apporter des changements significatifs à sa monoplace, la saison 2021 a inévitablement prolongé la période délicate de l'écurie et de ses pilotes. La Scuderia n'a pas pu menacer régulièrement Mercedes et Red Bull, et a dû se contenter de lutter pour le statut de "meilleur des autres".
Charles Leclerc, lui, a peiné à trouver ses marques au volant de la SF21 et n'est monté qu'une seule fois sur le podium, lors du Grand Prix de Grande-Bretagne. Il a terminé ainsi derrière son nouveau coéquipier Carlos Sainz au championnat.
2022 - Scuderia Ferrari
2e du championnat - 308 points
Après deux saisons difficiles, la décision prise par Ferrari de dédier ses ressources au règlement F1 2022 plus tôt que Mercedes et Red Bull s'est avérée judicieuse, avec une F1-75 qui a fait d'emblée preuve de compétitivité. Leclerc s'est lancé ainsi immédiatement dans un combat avec Max Verstappen et s'est imposé à Bahreïn puis en Australie. Mais Red Bull a rapidement corrigé ses erreurs techniques et a pris peu à peu le large, Verstappen ne laissant aucune chance à la concurrence.
L'inversion de la tendance a coïncidé avec une période de frustration pour la Scuderia et Leclerc, avec plusieurs erreurs commises en piste ou encore des maladresses tactiques et des problèmes de fiabilité. Dès la pause estivale, les chances de titre de Ferrari s'étaient fortement réduites. Néanmoins, Leclerc est parvenu à remporter en Autriche sa troisième victoire de la saison et a terminé l'année au deuxième rang du championnat.
Charles Leclerc, vice-champion du monde 2022 avec Ferrari.
Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images
2023 - Scuderia Ferrari
5e du championnat - 206 points
La forme victorieuse de début 2022 semblait bien loin pour Leclerc et Ferrari quand a débuté la saison 2023. Les espoirs ont rapidement été douchés face à la domination de Red Bull, et la malchance n'a pas non plus épargné le Monégasque, contraint deux fois à l'abandon lors des deux premières épreuves.
Il a finalement obtenu un premier podium à Bakou, où il a aussi signé une pole position inattendue. Un niveau de performance toutefois trop rare, avec seulement deux autres podiums à son actif avant la trêve estivale. La malchance a continué de le poursuivre à Zandvoort, puis sa pole position d'Austin est passée au second plan quand il a été disqualifié en course pour usure excessive du plancher.
Une autre pole, au Brésil, n'a pas été convertie non plus à cause d'un problème hydraulique survenu avant même le départ. La fin d'exercice a cependant été meilleure, avec trois podiums pour Leclerc lors des quatre derniers Grands Prix, lui permettant de finir cinquième du championnat.
2024 - Scuderia Ferrari
3e du championnat - 356 points
Charles Leclerc a connu une saison 2024 réussie avec Ferrari, pour sa dernière année aux côtés de son coéquipier Carlos Sainz avant de faire équipe avec Lewis Hamilton pour 2025. Il a terminé troisième au classement des pilotes après avoir enfin décroché la victoire qu'il convoitait tant au GP de Monaco, après de nombreuses années de malchance et d'accidents à domicile, ainsi que deux autres victoires à Monza et Austin.
2025 - Scuderia Ferrari
5e du championnat – 242 points
Bien que l'année 2024 laissait présager une remontée de Ferrari, ce ne fut une fois de plus pas le cas. La Scuderia a pris la décision d'emprunter une nouvelle direction avec sa SF-25, mais cela n'a pas donné les résultats escomptés, car la voiture manquait de stabilité lorsqu'elle ne pouvait pas rouler aussi près du sol que nécessaire, comme en témoigne la double disqualification de la Scuderia en Chine.
Dans ces conditions, Charles Leclerc a dû attendre l'Arabie saoudite, aidé par une mauvaise performance de Lando Norris, pour monter sur le podium pour la première fois de la saison. Il a ensuite enchaîné les podiums à Monaco, en Espagne, en Autriche et en Belgique, mais c'était surtout grâce aux erreurs des autres.
Ses podiums consécutifs à Austin et à Mexico ont permis à Ferrari de terminer la saison en beauté, mais cette nouvelle campagne décevante de la part du constructeur italien a finalement laissé Leclerc frustré.
Le palmarès de Charles Leclerc en F1
| Saison | Écurie | Position |
|---|---|---|
| 2025 | Scuderia Ferrari | 5e |
| 2024 | Scuderia Ferrari | 3e |
| 2023 | Scuderia Ferrari | 5e |
| 2022 | Scuderia Ferrari | 2e |
| 2021 | Scuderia Ferrari | 7e |
| 2020 | Scuderia Ferrari | 8e |
| 2019 | Scuderia Ferrari | 4e |
| 2018 | Alfa Romeo Sauber F1 Team | 13e |
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