Leclerc : "C'est le week-end le plus compliqué de ma carrière"
En manque de confiance et sans solution sur un tour rapide, Charles Leclerc estime vivre "un désastre" ce week-end au Grand Prix du Canada.
Photo de : Peter Fox
Charles Leclerc est embarqué dans une galère au Grand Prix du Canada, et c'est lui-même qui le dit. Malgré une cinquième place en sprint qu'il juge en trompe-l'œil, et après avoir été battu à deux reprises par Lewis Hamilton en qualifications ce week-end, le Monégasque admet être en perte totale de confiance au volant de la Ferrari SF-26.
Sauver les meubles avant de se tourner vers son Grand Prix à domicile : voilà désormais son objectif, alors qu'il ne partira que huitième sur la grille de départ à Montréal.
"C'était un désastre", commente-t-il à l'issue des qualifications. "Je pense que c'est le week-end le plus compliqué de ma carrière. Sans exagérer, c'était horrible. Entre les problèmes de freins hier [vendredi] et les problèmes de pneus pour les mettre dans la bonne fenêtre aujourd'hui, il n'y a eu que le dernier tour de la Q3 [qui était correct]."
"Les pneus étaient plus ou moins dans la fenêtre, et ça fonctionnait un peu mieux. Mais tout le week-end est un désastre."
"Depuis les EL1, je n'ai pas fait un seul tour où je me suis senti en confiance avec la voiture. J'avais l'impression que j'allais la mettre dans le mur dans chaque virage. Il n'y a jamais eu un moment où tout s'est mis en place et où tout fonctionnait correctement. Mais manifestement, Lewis y est parvenu en qualifications, et pas moi.
"Je vais donc analyser ce que je peux faire pour être meilleur dans ce genre de conditions, afin de réussir à mettre ces pneus en température, parce que jusqu'ici ça a vraiment été un cauchemar."
Charles Leclerc (Ferrari) en piste à Montréal.
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
Refusant de chercher des excuses, le pilote Ferrari se considère comme le premier responsable de cette situation.
"J'ai l'impression que ça ne fonctionne pas entre Charles Leclerc et le Canada", avance-t-il. "La Ferrari a bien marché ici pour certains de mes coéquipiers, mais pour moi, ça n'a jamais fonctionné. En tout cas, les qualifications sont étranges."
"Normalement, quand ça ne marche pas en qualifications, ça ne marche pas non plus en course, mais ici c'est un peu l'inverse. J'ai l'impression que mon style de pilotage fonctionne très bien en course, mais qu'en qualifications, je suis toujours en difficulté."
"[En sprint], le rythme était plutôt bon, mais on ne pouvait pas dépasser. Hier comme aujourd'hui, c'était un désastre en qualifications."
Pour le Grand Prix, qui devrait se dérouler dans des conditions au moins plus fraîches, voire sous la pluie, Charles Leclerc s'attend logiquement à une course compliquée.
"En partant 8e, ça rend le dimanche plus difficile", prévient-il au micro de Canal+. "Après, il y a la pluie demain, donc ça réinitialisera un petit peu les choses. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas analyser ce qui s'est passé, aussi bien aujourd'hui qu'hier. Hier, on avait un vrai problème sur les freins, mais aujourd'hui le problème n'était plus là. Les conditions sont plus ou moins normales et ça ne fonctionne toujours pas non plus."
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