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Actualités

Après trois courses sans point Red Bull doit se relancer

Fabrice Lom, responsable de l’exploitation des moteurs Renault chez Red Bull Racing, explique la manière dont les motoristes ont préparé le Grand Prix d’Europe

Fabrice Lom, responsable de l’exploitation des moteurs Renault chez Red Bull Racing, explique la manière dont les motoristes ont préparé le Grand Prix d’Europe.

Fabrice, quel regard portez-vous sur la manière dont le Grand Prix de Hongrie s’est déroulé pour Red Bull Racing ?


Il a été difficile. Nous savions que la piste ne figurait pas parmi nos préférées, mais nous avons souffert d’un manque de performance plutôt inattendu face à la concurrence. Pour la troisième fois consécutive, nous ne marquons pas de point, et cela nous pénalise. Au soir du Grand Prix de France, nous occupions la quatrième place des équipes. Aujourd’hui, nous sommes sixièmes. Nous sommes bien conscients que les écarts sont très faibles et la hiérarchie peut donc évoluer de manière très sensible pour quelques détails seulement.

Prochain rendez-vous, Valence. Comment préparez-vous ce Grand Prix ? Personne n’y a encore posé les roues…


Nous avons reçu les plans précis du circuit il y a quelques semaines et nous avons fait tourner nos programmes de simulations. Ceux-ci ont déterminé les contraintes moteur théoriques, qui nous permettent d’élaborer des cartographies a priori adaptées et de choisir les bons rapports de boîte de vitesses. Il faudra confirmer le bien fondé de ces analyses dès les premiers essais libres du vendredi matin.

Quel a été le premier verdict de l’ordinateur ?


Avec ses virages lents, Valence mettra l’accent sur l’arrivée de la puissance dès le bas régime. Il semble aussi que ce circuit ne soit pas très dur envers les moteurs. C’est une bonne nouvelle pour les équipes qui, comme nous, utiliseront des V8 ayant déjà disputé le Grand Prix de Hongrie.

Pas d’inquiétude au niveau de la fiabilité, donc ?


On ne peut jamais être totalement serein sur ce point, car le zéro défaut n’existe pas. Par exemple, Budapest est censée être une piste "facile" pour les moteurs, et deux semaines plus tôt nous avons vu que certains y ont cassé leur V8. En F1, les circuits les moins exigeants restent un fantastique défi technologique.

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