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Bilan saison - Pascal Wehrlein, de ja à nein

Pour la seconde fois en quelques années, Sauber a fait le choix, au moment de définir son line-up pilotes pour la saison suivante, de se séparer du pilote ayant sauvé la campagne du team suisse mathématiquement parlant en inscrivant des points. 

Pascal Wehrlein, Sauber C36

Après le talentueux Felipe Nasr, Pascal Wehrlein apprend ainsi que le défi en F1 ne consiste pas uniquement à contenir les concurrents en piste, mais également à ne pas les laisser vous déborder en coulisses.

Synthétiser le parcours de l’Allemand, cependant, à une injustice déchargée sur des arguments relatifs aux performances signées par l’un face à un apport d’argent de l’autre, serait inapproprié. 

Tout d’abord parce que Wehrlein, malgré un talent certain, doit l’intégralité de son parcours en F1 – depuis ses tests chez Mercedes jusqu’à ses volants avec Manor puis Sauber – au soutien du constructeur invaincu depuis l’introduction des motorisations hybrides, qui payait grassement pour placer son poulain et lui permettre de faire ses gammes après une success story en DTM.

Injuste, sa mise de côté par Toto Wolff au moment du départ du Champion du Monde en titre Nico Rosberg et du choix de faire entrer Valtteri Bottas ? Bien sûr que non ! Le pragmatisme l’a emporté et le management Mercedes disposait de toutes les informations nécessaires pour compléter son puzzle sans l’affaiblir en vue de l’acquisition d’une nouvelle couronne constructeurs et de la genèse d’un nouveau vainqueur en Grand Prix.

En revanche, certains se poseront la question de savoir ce dont aurait été capable le jeune allemand s’il avait disposé de l’opportunité de se frotter à Sergio Pérez chez Force India en lieu et place de l’autre chouchou de Mercedes, Esteban Ocon, lui aussi placé avec vigueur par la firme à l’étoile. Et sur ce point, la seule certitude demeure que le Français a comblé son employeur et ses mécènes, et fait ouvrir les yeux en une saison complète à l’ensemble du paddock sur le type de joyau qu’il est.

Qu’on le veuille ou non, Pascal Wehrlein n’a pas su imposer cela malgré un soutien réel dont nombre de pilotes n’ont jamais disposé. La F1 est une question de cycles, et il est rare de disposer de trois saisons pour convaincre le paddock que l’on ne sera pas installé aux commandes ou proches de celles-ci trois ans plus tard. 

Pascal Wehrlein, Sauber C36, dans les stands

À tous les sceptiques du choix de ralentir le soutien porté à l’Allemand se laissant influencer par le fait qu’Ericsson n’a lui non plus pas convaincu ou que Williams ne dispose pas d’une situation enviable avec son line-up 2018, donc, une simple question : Wehrlein serait-il un pilote se battant pour la couronne mondiale pilote et constructeurs dans deux ou trois saisons ? Appliquez l’inquisition avec honnêteté à quelques autres noms du même âge présents sur la grille et laissez mijoter…car même les teams de milieu de plateau désirent voire passer des prodiges à la maison, même de manière éphémère. En cas de quête de second choix, les options solides ou justifiables sont nombreuses et il est normal de voir la politique et les ressources financières s’en mêler pour "assumer" les choix faits.

Par ailleurs, la comparaison pour déterminer du potentiel de Wehrlein ne saurait se limiter à la confrontation à un Marcus Ericsson peu coté, même si l’arme dont il disposait en piste permettait peu d’autres affrontements directs avec le reste du plateau. Quand bien même, et même s’il fut régulier dans les performances face au Suédois, Wehrlein n’a que rarement fait lever les sourcils des dirigeants de la discipline, qui ont foultitude de jeunes talents à surveiller avec Verstappen, Ocon, Vandoorne, Leclerc ou encore Giovinazzi. 

Et c’est sans doute là que le bât blesse. On sait le temps qu’il aura fallu à d’honnêtes pilotes comme Nico Hülkenberg ou encore Carlos Sainz pour convaincre un constructeur de leur confier un volant – qui plus est sous forme de contrat pluriannuel –, quand d’autres, tels que Grosjean ou Pérez, sont aussi légitimes pour disposer d’une chance de montrer les pilotes qu’ils sont devenus dans un team établi. Pour disposer d’une telle chance en F1, il faut non seulement se montrer incontestablement fait d’un écrin de poudre stellaire, mais aussi, pour atteindre le niveau d’un Verstappen ou d'un Ocon, autoriser les directeurs d’équipes à penser qu’il est possible d’exploiter ses pilotes sur une décennie et d’en faire les véritables stars de la F1 dans le futur…

Sauber, le bilan

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