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Bottas : Des F1 2022 "pas si différentes" au simulateur

Seul pilote à avoir pu tester deux concepts différents de F1 2022 dans un simulateur, Valtteri Bottas n'a pas perçu un comportement "si différent" avec les monoplaces 2021.

Valtteri Bottas, Alfa Romeo Racing C41

Avant de le découvrir in situ, le comportement des futures monoplaces 2022 fait beaucoup parler. Surtout depuis que les pilotes ont eu l'occasion d'y goûter virtuellement, grâce au travail fourni dans les différents simulateurs des équipes. L'an prochain, avec la nouvelle réglementation technique en vigueur, les F1 généreront l'essentiel de leur appui via l'effet de sol dans l'espoir de faciliter la course en peloton. Une approche différente qui pourrait modifier le style de pilotage d'après les témoignages recueillis jusqu'ici. Néanmoins, Valtteri Bottas a un avis plutôt contraire sur cette question, lui qui a testé à la fois les concepts 2022 de Mercedes et d'Alfa Romeo dans le simulateur.

"À ce stade au moins, on a l'impression que les voitures sont un peu en retard en matière d'appui aérodynamique", explique le Finlandais. "Mais le sentiment général, en tout cas virtuellement, n'était pas si différent dans l'un ou dans l'autre simulateur. Nous ne pouvons pas simuler le fait de suivre d'autres voitures ou ce genre de choses, mais ce n'est pas follement différent. Peut-être qu'il y a moins d'appui aérodynamique mais comme je l'ai dit, ça va changer."

L'opinion de Valtteri Bottas tranche clairement avec celle de Lando Norris qui, par deux fois cette année, a évoqué les changements importants qu'il a ressentis dans le simulateur McLaren en travaillant pour l'an prochain.

"C'est sûr que le style sera légèrement différent", disait le Britannique au début du mois. "D'une certaine manière, je ne pense pas que ce sera aussi agréable à piloter. Je crois que ce sera un petit peu plus à la limite en termes d'attaque et ainsi de suite. Un peu comme en F2, dans un sens, où on voit qu'on se bat plus avec la voiture et des choses comme ça. Mais je peux me tromper parce que les choses changent constamment. Par exemple, ce que je pilotais il y a un mois peut être très différent de ce que je pilote actuellement, et ce sera probablement encore très différent lorsque nous arriverons à la première course."

Les pilotes ne pourront réellement découvrir le comportement de ces F1 2022 que lors des premiers tours de roue qui interviendront dans les semaines à venir, avec notamment une possibilité de shakedown puis des essais hivernaux répartis sur un total de six jours à partir de la fin du mois de février, à Barcelone puis à Bahreïn. Avant d'ouvrir cette page, Valtteri Bottas ne cache pas que l'actuelle génération de F1, les plus rapides de l'Histoire, lui manquera.

"C'était sympa, surtout l'année dernière [2020], les voitures étaient encore plus rapides que cette année, avec plus d'appui", confie le futur pilote Alfa Romeo. "Elles étaient chouettes mais je vous dirai l'an prochain comment sont les nouvelles. Si la course est meilleure et que nous pouvons nous suivre de plus près, alors ça devrait être encore plus sympa, et je pense qu'à l'avenir, les monoplaces deviendront vite aussi rapides qu'actuellement. Espérons que ce soit le cas."

Lire aussi :

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