Brexit : quand certains teams "font l'autruche"

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Brexit : quand certains teams
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15 févr. 2019 à 16:20

Motorsport UK (instance dirigeante du sport automobile outre-Manche) déplore l'attitude de certaines écuries de Formule 1 face à l'imminente sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Sauf coup de théâtre, le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 29 mars prochain. Mais dans quelles conditions ? Jusqu'à présent, aucun accord n'a été finalisé entre la première ministre Theresa May, le parlement britannique et l'UE quant aux conditions de ce départ. La proposition inaugurale, premier fruit des négociations entre le gouvernement d'outre-Manche et l'UE, a été rejetée par la Chambre des communes le 15 janvier dernier, tout comme une nouvelle motion ce jeudi.

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Or, un "no-deal Brexit" – une sortie de l'Union européenne sans accord – créerait de nombreuses difficultés dans l'importation et l'exportations de produits en tout genre, mais aussi concernant la liberté de circulation ; le transit des écuries vers (et depuis) les pays de l'UE en deviendrait d'autant plus complexe. Aussi les sept équipes basées en Angleterre doivent-elles se préparer pour toutes les éventualités en vue des huit Grands Prix organisés dans le reste de l'UE cette saison, tandis que Ferrari et Toro Rosso (en Italie) ainsi que Sauber (en Suisse) devront évidemment se rendre à Silverstone pour le Grand Prix de Grande-Bretagne au mois de juillet.

"Il y a quelques teams qui ont une position affirmée à ce sujet et partagent mes inquiétudes", déclare David Richards, président de Motorsport UK, pour Motorsport.com. "Il y en a d'autres qui, peut-être pour des raisons qui leur sont propres, ne veulent pas en faire tout un plat pour l'instant. On ne peut qu'espérer qu'ils ont des plans d'urgence. Mais il y en a peut-être qui font encore l'autruche à ce sujet. Et là, je dis attention."

"Il y en a deux ou trois qui ont clairement exprimé leur inquiétude. Les autres en montrent moins."

Paddock

"Nous serons là en tant qu'instance dirigeante pour aider et pour faire tout notre possible afin de traverser cela sans accroc, et nous aiderons à négocier avec le gouvernement lorsque ce sera nécessaire. Nous devons croiser les doigts et espérer que le problème soit résolu par nos politiciens, mais s'ils ne le font pas, alors je doute que ce soit très simple de faire rentrer et sortir du matériel et du personnel."

"Je suis sûr que nous pouvons résoudre ces choses-là à temps, mais les premiers mois de cette transition vont être semés d'embûches. Nous ferions mieux de prévoir ça, parce que si cela va bel et bien dans cette direction, rentrer et sortir de ce pays va être un énorme exercice logistique." Il n'est d'ailleurs pas rare que certains pilotes doivent faire l'impasse sur une course en raison d'un problème de visa, comme Mike Conway aux 24 Heures de Daytona en janvier dernier.

À ce jour, Theresa May garde espoir de négocier un accord plus favorable au Royaume-Uni que la première version déjà rejetée par le parlement, mais l'Union européenne demeure pour l'instant inflexible. Il ne peut pas être exclu que la sortie de l'UE par le Royaume-Uni soit reportée, voire qu'un deuxième référendum soit organisé, alors que le peuple s'était prononcé à 51,9% en faveur du Brexit en juin 2016.

Selon un sondage YouGov mené auprès de 1650 personnes les 30 et 31 janvier derniers, 48% des Britanniques jugent que le Brexit était une mauvaise idée, contre 41% qui y sont toujours favorables. Une précédente enquête (le 16 janvier) montrait qu'en cas de second référendum, 48% voteraient pour rester dans l'UE face à 38% pour la quitter ; 14% étaient indécis.

Propos recueillis par Scott Mitchell

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Auteur Benjamin Vinel
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