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Trois GP pourraient organiser une course qualificative en 2020

Les dirigeants de la Formule 1 souhaiteraient tester l'idée d'une course qualificative lors de trois Grands Prix la saison prochaine, mais l'unanimité des équipes n'est toujours pas au rendez-vous.

Lance Stroll, Racing Point RP19, devant Daniil Kvyat, Toro Rosso STR14, Antonio Giovinazzi, Alfa Romeo Racing C38, et Nico Hulkenberg, Renault F1 Team R.S. 19

En 2020, les Grands Prix de France, de Belgique et de Russie pourraient faire office de test grandeur nature avec l'organisation d'une course qualificative le samedi. Toutefois, cela reste strictement lié à une condition impérative : que toutes les écuries du plateau donnent leur accord. Un tel changement apporté au Règlement Sportif de la Formule 1 pour l'an prochain nécessiterait en effet l'unanimité. Or, selon les informations de Motorsport.com, plus d'une équipe s'oppose à ce projet, en dépit de l'important lobbying exercé par la FIA et par les dirigeants de la F1. En revanche, un changement pour 2021 n'aura pas besoin de cette unanimité s'il est décidé avant la fin du mois d'avril prochain. Il est donc envisageable que l'idée soit repoussée d'un an, d'abord à titre expérimental, avec ensuite la possibilité de l'élargir si cela s'avère fructueux, sans pour autant l'intégrer à tous les Grands Prix. 

Lire aussi :

Ce sujet a été énormément discuté au cours des dernières réunions entre les acteurs majeurs de la Formule 1, et il était à nouveau sur la table jeudi à Suzuka, lors d'une rencontre entre les directeurs sportifs des écuries et des représentants de la FIA et de la F1. Une seconde réunion s'est tenue vendredi, en présence de responsables d'équipe au profil plus stratégique, tels que James Vowles pour Mercedes, afin d'évoquer les résultats des simulations menées en amont. Les conclusions ont souligné le fait que les pilotes de pointe auraient des difficultés à remonter vers l'avant du peloton lors de ces courses sprints, en l'absence d'arrêt au stand, et que la tendance irait vers le fait que tout le monde opterait pour le même type de gommes. 

En sélectionnant éventuellement le Grand Prix de France comme premier acte des expérimentations, cela permettrait de le faire après neuf épreuves et en disposant d'un classement représentatif au championnat, qui ferait office de grille de départ inversée pour la course qualificative. Cette course sprint aurait lieu le samedi après-midi, à la place des qualifications. Les pilotes auraient le libre choix des pneumatiques au départ, sans aucune contrainte pour la suite. L'une des préoccupations des écuries concerne les éventuels dégâts qui pourraient être endurés, nécessitant alors des réparations et des coûts supplémentaires. 

Interrogé par Motorsport.com, le promoteur du Grand Prix de Russie s'est dit ouvert à l'idée, par la voix de Sergey Vorobyev. "À ce stade, je ne peux ni confirmer ni infirmer", a-t-il fait savoir. "Nous soutenons les efforts de Liberty pour moderniser la F1 et nous serions heureux de servir de terrain d'expérimentation."

Avec Adam Cooper et Oleg Karpov  

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