La dégradation des Pirelli en deçà de l'objectif fixé par la FIA ?

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La dégradation des Pirelli en deçà de l'objectif fixé par la FIA ?
Adam Cooper
Par : Adam Cooper
25 mars 2017 à 05:10

Pour la saison 2017, il a été demandé à Pirelli de produire des pneus plus larges mais aussi à la dégradation moindre, en F1. Objectif atteint, voire même dépassé, puisque lors des essais du GP d'Australie, les gommes se dégradaient extrêmement peu.

Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08
Des pneus Pirelli
Esteban Ocon, Sahara Force India F1 VJM10
Mario Isola, directeur de la compétition, Pirelli Motorsport
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13, Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W08
Un ingénieur Pirelli enregistre des données
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W08 fait des étincelles
Des pneus Pirelli

En effet, la Mercedes de Lewis Hamilton est même parvenue à effectuer un relais de 25 tours avec les gommes ultratendres en Essais Libres 2. Cela laisse imaginer que les pneus à bandes violettes seront privilégiés pour la stratégie de course, qui devrait être conservatrice.

Pirelli est donc conscient que les pneus ne remplissent pas forcément le cahier des charges, mais la marque espère des progrès de ce côté-là. "Il faut prendre en compte l'amélioration des voitures", souligne Mario Isola, responsable du programme F1 de la marque italienne. "Plus de charges sur les pneus, cela signifie plus de dégradation. Si je regarde le chiffre actuel de la dégradation, nous sommes en dessous de l'objectif [de la FIA]."

"En ce qui concerne la dégradation attendue pour l'ultratendre ici, nous devrions perdre deux secondes en neuf tours, et nous ne perdons pas deux secondes en neuf tours, donc nous sommes en dessous de ce chiffre. Mais bien sûr, avec l'amélioration du niveau de performance des voitures, la dégradation va être plus élevée."

"Ici, l'après-midi, certaines équipes ont utilisé le tendre et l'ultratendre, d'autres le supertendre et l'ultratendre. Il est clair que l'ultratendre est un composé pour la course."

Plus d'attaque

Malgré les craintes émises par certains observateurs quant au faible nombre d'arrêts au stand auquel on pourrait assister en course, le point positif est que les pilotes devraient pouvoir attaquer davantage. Ce n'était pas vraiment le cas ces dernières années. De plus, Pirelli a bon espoir qu'au fil de la saison, les courses à un arrêt soient de moins en moins fréquentes.

"Ce qui est bien, c'est que les pneus surchauffent très peu ; c'est un facteur important qui donne aux pilotes la capacité d'attaquer", poursuit Isola. "C'est ce que nous recherchions, ce que nous voulons confirmer, et nous sommes heureux d'avoir ce retour. Ce vendredi a été positif de façon générale, et les données collectées jusqu'à présent correspondent aux attentes."

"Personne ne s'est plaint de surchauffe, le niveau d'adhérence semble être assez bon, car le temps au tour indique que l'amélioration en performance est très grande. L'an dernier, il a beaucoup plu en EL2, donc on ne peut pas comparer les temps au tour en EL2, mais on peut comparer les chronos en EL1. Le matin, nous étions cinq secondes plus rapides que l'an dernier. L'objectif était d'être cinq secondes plus rapide qu'en 2015, donc je pense qu'il est atteint."

"Nous savons qu'en qualifications, si c'est sec, ils amélioreront à nouveau, le temps au tour sera plus rapide de nouveau, mais à quel point ? C'est difficile à prédire pour l'instant", conclut l'Italien.

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP d'Australie
Lieu Melbourne Grand Prix Circuit
Auteur Adam Cooper
Type d'article Actualités