La F1 n'ira plus à Sotchi ni à Igora Drive
La Formule 1 ne se rendra pas en Russie pour un Grand Prix cette saison, mais n'a pas non plus l'intention d'y retourner dans les années à venir.
C'est la dernière étape d'une rupture inévitable. La Formule 1 a officialisé ce jeudi la fin prématurée de son contrat avec les promoteurs du Grand Prix de Russie, confirmant non seulement l'annulation de l'édition 2022, mais également les perspectives d'épreuve dans le pays pour les années à venir.
Dès la semaine dernière, après une réunion de crise tenue en présence des directeurs d'écurie à Barcelone, compte tenu de la guerre en Ukraine provoquée par l'invasion russe, la F1 avait fait savoir qu'elle jugeait "impossible d'organiser le Grand Prix de Russie dans ces circonstances".
Dans un second temps, la FIA a prononcé l'annulation du Grand Prix de Russie 2022 mardi soir, à l'issue d'un Conseil Mondial du Sport Automobile extraordinaire, convoqué par le président Mohammed Ben Sulayem.
Aujourd'hui, libérée de ses obligations par cette décision qui ne pouvait venir que de l'instance internationale, la Formule 1 est donc allée plus loin en rompant définitivement ses engagements actuels et futurs avec les promoteurs de l'épreuve. L'accord était en vigueur jusqu'au terme de la saison 2025.
"La Formule 1 confirme avoir mis fin à son contrat avec le promoteur du Grand Prix de Russie, ce qui signifie que la Russie n'accueillera pas de course à l'avenir", a fait savoir la discipline via un communiqué.
Une formulation qui scelle le sort de la course organisée à Sotchi depuis 2014, mais qui stoppe également brutalement les projets de changement de circuit. En effet, il avait été annoncé en juin dernier que le Grand Prix de Russie allait quitter le site olympique pour s'installer près de Saint-Pétersbourg, sur le tracé d'Igora Drive. Des travaux sur ce circuit, actif depuis 2019, étaient même programmés.
Cette décision intervient dans une période où les sanctions sportives à l'égard de la Russie et de ses représentants se multiplient. Cette semaine, sur recommandation du Comité international olympique, la FIA a décidé d'autoriser les pilotes et équipes russes à courir dans ses compétitions mais uniquement sous bannière neutre. Néanmoins, certaines fédérations nationales ont choisi d'aller plus loin, notamment en Grande-Bretagne, où il sera impossible pour tout concurrent disposant d'une licence russe d'être au départ d'une épreuve.
En Formule 1, l'avenir de Nikita Mazepin chez Haas F1 est plus que jamais remis en question et devrait faire l'objet d'une décision dans les prochaines heures.
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