L'ascension tranquille de Giedo van der Garde

Giedo van der Garde a commencé sa carrière il y a une dizaine d’années et a été élevé aux kilomètres avalés

Giedo van der Garde a commencé sa carrière il y a une dizaine d’années et a été élevé aux kilomètres avalés. Comme beaucoup, il a fait ses classes dans les catégories dites de promotion, à commencer par la Formule Renault 2000, où il a été sanglé pour la première fois en 2003. Il passera ensuite par la case Formule 3 Euros Series, avant de remporter un titre en Formule Renault 3.5 et enfin de taper à la porte de la F1, en persistant tout de même trois ans en GP2.

Le pilote Caterham revient sur le fossé pour le moins important entre la catégorie reine et les autres compétitions automobiles par lesquelles il faut passer :

Il y a de nombreuses différences entre la Formule 1 et les autres catégories de monoplaces”, explique-t-il à ToileF1. Si vous regardez le GP2 ou les World Series by Renault, vous avez beaucoup de temps libre. Vous vous focalisez seulement sur le travail avec votre équipe et devez êtes concentré sur ce qu’on vous demande de réaliser le mieux possible, et penser à vous améliorer. Mais bien sûr, en Formule 1, il y a beaucoup plus de choses qui gravitent autour du sport en lui-même. Vous avez des équipes beaucoup plus importantes, de plus grandes usines avec beaucoup de personnes derrière vous, qui travaillent pour vous et améliorent la voiture. Il y a aussi de nombreuses activités en plus à gérer comme celles avec les sponsors et les médias. Vous devez essayer de vous habituer à tout ça en Formule 1. Mais je suis quelqu’un de très ouvert et de facile à vivre, donc qui se prête plutôt bien à ce genre de choses.



Un parcours du combattant, vraiment ? “Tout est plus compliqué en F1 et c’est un ensemble de choses à prendre en compte. Bien sûr il y a la façon dont vous pilotez, votre talent, mais c’est surtout une attention 24 heures du 24, 7 jours sur 7.Vous devez répondre présent en permanence”. Même si le titre n’est pas pour tout de suite, le coéquipier de Charles Pic met un point d’honneur à faire son autocritique, et continue à élargir la palette qui constitue le socle d’un bon pilote de Formule 1. Ses progrès deviennent constants et les GP européens marquent un tournant : “La chose la plus importante en début de saison était de me donner un peu de temps pour grandir dans ce milieu. Je pense que j’ai montré un bon potentiel quand nous sommes revenus en Europe, en qualifications [Il a participé à deux reprises à la Q2, à Monaco et Spa, ndlr], puis en course, mais je suis toujours en délicatesse avec les pneus et cela a été le principal souci. Après, j’ai commencé à m’améliorer, j’ai changé mon style de pilotage. Mais en Hongrie, Pirelli a de nouveau changé les pneus donc nous devons de nouveau nous adapter”. A cela s’ajoute le recul nécessaire pour réaliser ce que vous avez fait en si peu de temps. Dans la F1 et son univers impitoyable, tout va très vite et nul doute que sa vie a été chamboulée et que toutes les subtilités à intégrer à vitesse grand V feront de lui un pilote respecté. “L’essentiel est de voir comment vous grandissez en tant qu’homme et en tant que sportif dans le sport pour lequel vous vous donnez, et de comprendre les notions le plus rapidement possible pour montrer votre potentiel”. Si la rapidité avec laquelle il continue à apprendre son métier se calque sur le prochain tracé, alors les bons points devraient continuer à tomber. Le temple de la vitesse à Monza aura le dernier mot.

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Séries Formule 1
Pilotes Giedo van der Garde , Charles Pic
Type d'article Actualités