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Prost et Monaco : "Il fallait attaquer comme une bête"

On parle d’Ayrton Senna comme du Prince de Monaco

On parle d’Ayrton Senna comme du Prince de Monaco. Le pilote Brésilien demeure celui ayant collecté le plus de succès en Principauté (6 fois). Mais comme à chaque fois que l’on évoque Senna, Alain Prost n’est jamais loin. Le Professeur compte à son actif quatre poles et autant de victoires sur un tracé qui ne récompense que les meilleurs.

C'est un Grand Prix qui émaille une carrière de joies et de frustrations”, se rappelle Prost dans Le Figaro. “À Monaco, on se rend compte qu'une victoire, c'est vraiment fragile. En 1982, je suis en tête avant de rencontrer un problème technique ; l'année suivante je suis en pole avec la Renault mais la météo nous joue des tours, et je ne signe ma première victoire qu'en 1984”.

Une année lors de laquelle la course sera interrompue en raison de la pluie, et où seule la moitié des points fut allouée.

Si nous avions fini la course à Monaco, même la deuxième place derrière Senna m'aurait suffi”, poursuit Prost dans le quotidien français. “{Il n'y a pas d'amertume, on pourrait refaire tous les championnats de cette manière-là…
Pour Prost, piloter à Monaco représentait un réel plaisir en tant que pilote, et un degré de difficulté réel}”.

Monaco, question pilotage, c'est un must, un plaisir compliqué. C'est le circuit où je m'imagine encore parfois dans la voiture. J'adorais. Au volant d'une bonne auto, c'est quelque chose d'incroyable. À l'époque des turbos, sans direction assistée, c'était très physique. Les vitesses étaient au levier, on pilotait d'une main en appui, on finissait avec la paume de la main à vif, le bras ankylosé, quitte pour une bonne tendinite. Il fallait attaquer comme une bête mais savoir préserver le matériel, sachant que le comportement de la voiture évoluait énormément. L'exercice était très difficile”.

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