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Actualités

Räikkönen : Pas de solution au problème des limites de piste

D'après le pilote Alfa Romeo Kimi Räikkönen, "rien ne va changer" concernant la tendance des pilotes de Formule 1 à poser les roues au-delà des limites des circuits du calendrier.

Kimi Raikkonen, Alfa Romeo Racing C41

Depuis une vingtaine d'années, les circuits de Formule 1 ont progressivement délaissé leurs pelouses et bacs à gravier pour les remplacer par des zones asphaltées de plus en plus larges. Peu de circuits ont échappé à ce traitement, même les plus emblématiques : le Raidillon et Blanchimont à Spa-Francorchamps, 130R à Suzuka, la Parabolica à Monza, les S de Senna à Interlagos ou encore Stowe à Silverstone.

Un certain nombre de fans de F1 ont souvent fait part de leur mécontentement quant à la présence de dégagements asphaltés dans des courbes extrêmement rapides qui réduisent drastiquement le nombre d'abandons suite à une faute de pilotage et permettent aux pilotes de réinterpréter les limites des circuits.

Ainsi, la victoire du Grand Prix de Bahreïn 2021 s'est jouée à la suite d'un dépassement réussi mais hors des clous de Max Verstappen et le tour qui aurait pu voir Lando Norris se hisser en première ligne à Imola a été annulé car le pilote McLaren a dépassé de quelques centimètres la limite fixée à Piratella lors du GP d'Émilie-Romagne.

Selon Kimi Räikkönen, il est inutile de chercher une solution à un débat qui semble stagner depuis plusieurs années. "C'est comme ça depuis des années et des années, donc rien ne va changer. Certains circuits sont plus difficiles que d'autres. Ça dure depuis tant d'années, je ne pense pas que ça s'arrêtera un jour", soupire-t-il.

Une solution potentielle serait de faire marche arrière et remettre de l'herbe ou du gravier sur les zones de dégagement ayant été asphaltées au cours de ces dernières années. Cependant, la catégorie reine doit aussi composer avec les deux roues. Pour des raisons de sécurité, certains dégagements doivent être asphaltés sur les circuits accueillant des épreuves moto. De ce fait, comme le souligne Räikkönen, il est impossible de satisfaire les deux parties.

"Si vous mettez de l'herbe ou du sable partout autour de la piste, [les écarts] seront plus faciles à contrôler et vous perdrez plus de temps en sortant de la piste", avance le pilote Alfa Romeo. "Mais les voitures et les motos utilisent les mêmes circuits et, évidemment, les motos veulent des zones de dégagement différentes des nôtres. Il faut que ça convienne à tout le monde, sinon ça n'a aucun sens."

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Interrogé sur le même sujet, Nikita Mazepin corrobore les propos du doyen de la Formule 1. D'après le pilote Haas, c'est aux commissaires de surveiller le moindre écart et d'épingler les pilotes en infraction. Depuis la saison 2020, la direction de course se montre de moins en moins laxiste face aux excursions hors des limites. Or, cela n'empêche pas les pilotes, qui sont des compétiteurs nés, de sauter sur le moindre avantage et de franchir les limites si cela se traduit par un temps au tour plus rapide. 

"Tant que les règles sont claires, je pense que c'est assez facile à suivre", estime le Russe. "Mais il y a toujours quelqu'un qui va tenter sa chance et aller au-delà des limites. Dans cette situation, il est très important que les commissaires surveillent les limites et s'assurent qu'elles sont respectées. Si elles ne le sont pas, l'équipe doit être avertie. Comme Kimi le dit, il n'y a pas de raison de parler de changements, parce que nous ne sommes pas les seuls à utiliser [les circuits]. Malheureusement, c'est comme ça que ça marche, nous devons les partager. Et en matière de sécurité, c'est la bonne solution."

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