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Actualités

Un record de 362 km/h à Monza

Un événement particulier s’est produit le week-end dernier lors du Grand Prix d’Italie

Un événement particulier s’est produit le week-end dernier lors du Grand Prix d’Italie. Dans le « temple de la vitesse » de Monza, le pilote Red Bull Daniel Ricciardo - vainqueur de trois courses -, profita du phénomène d’aspiration pour atteindre 362,1 km/h dans la ligne droite des stands. Tout simplement la plus haute performance qui sera enregistrée en 2014. A cette vitesse, les rotations de la roue sont d’environ 2800 tours / minute, soit 50 tours / seconde.

Cette vitesse extrême a une conséquence directe sur les pneumatiques. Comme il est de coutume à Monza lorsqu’elles évoluent à pleine charge, les Formule 1 subissent en effet des contraintes d’une tonne liées aux appuis aérodynamiques, tandis que les hautes vitesses génèrent une force centrifuge élevée directement sur l’enveloppe.

La surface de contact augmente à cause de cette charge et la gomme, au contact du sol, est sujette à une importante déformation. La structure du pneu doit donc être très résistante et élastique pour compenser cette flexion.

La section haute du pneumatique (qui, elle, n’est pas en contact avec la piste) doit pour sa part composer avec la force centrifuge. Mais malgré la contrainte, l’étirement n’est que de 1%. Cela s’explique par le faible poids et l’extrême rigidité des produits développés par Pirelli pour la Formule 1.

Les pneus de F1 sont conçus et développés dans cette optique. Durant les tests en laboratoires, bien avant qu’ils ne foulent pour la première fois l’asphalte d’un circuit, ils sont ainsi exposés à des contraintes qu’ils ne pourraient rencontrer, comme par exemple évoluer à 450 km/h. Mais ils sont aussi renforcés pour affronter les vitesses supérieures à 250 km/h et font l’objet d’une simulation de roulage sur des vibreurs, tels ceux qui caractérisent Monza.

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