Valentino Rossi et la F1 – Opération séduction

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Valentino Rossi et la F1 – Opération séduction
17 mai 2014 à 19:00

Beaucoup de promoteurs et de responsables marketing en rêvaient : un passage de la mégastar du MotoGP, Valentino Rossi, en F1 ! L’idée a fait son chemin, aussi bien en F1 que du côté du principal intéressé

Beaucoup de promoteurs et de responsables marketing en rêvaient : un passage de la mégastar du MotoGP, Valentino Rossi, en F1 ! L’idée a fait son chemin, aussi bien en F1 que du côté du principal intéressé.



Bien entendu, les différents grands sponsors de la Scuderia Ferrari et le groupe FIAT ne furent pas étrangers à l’alimentation de la potentialité de voir le Champion le plus reconnu de l’Histoire de la moto arriver en Formule 1 au pic de sa popularité… Mais Rossi a effectivement sérieusement considéré un challenge F1, comme Sébastien Loeb y pensa, lorsqu’il enchaînait les succès en WRC et se cherchait un autre défi à quatre roues. Le Français s’en tint à un joli coup de communication avec Red Bull lors d’un (très bon) test mais ne poussa pas pour l’acquisition de la Super Licence. De son côté, Rossi lima le bitume de Fiorano à bord d’une Ferrari en plusieurs occasions, et figurait également sérieusement parmi les plans de Dietrich Mateschitz lorsque fut créée l’équipe Toro Rosso, posée sur les bases de Minardi. Intéressé et sensible au côté cool de l’Italien, le grand patron de Red Bull plaisantait même régulièrement en expliquant qu’il ne suffisait de changer qu’une lettre au nom de l’équipe pour en faire l’équipe de Rossi.



Reste que la fascination de Rossi était bien pour le Cheval Cabré. Une carrière en F1, avec Ferrari, représentait selon ses propres mots « le défi ultime ».



En 2007, Rossi admet ainsi penser à une transition. « Je dois décider ce qui est le meilleur », explique-t-il à l’époque. « J’ai gagné avec Honda et Yamaha, et il serait peut-être intéressant de gagner avec une troisième équipe, comme Ducati. Ils sont Italiens ! Mais je pourrais aussi commencer en F1 ou en Rallye. J’aime tellement mieux le rallye », fait-il d’ailleurs remarquer.



Son avenir sportif se tourna finalement vers la purge Ducati en MotoGP, où les liens avec Ferrari restèrent étroits grâce, encore une fois, à la présence en coulisses du groupe FIAT et du sponsor commun de l’équipe et de la Scuderia qu’est Philip Morris. Par la suite, la question F1 ne se posa plus pour Rossi, qui, atterré par deux saisons de grandes difficultés chez Ducati, tenait à prouver qu’il avait encore le mojo face à la jeune génération incarnée par l’ennemi intime Jorge Lorenzo. C’est ainsi qu’il s’engagea de nouveau avec Yamaha, où il court encore à ce jour.



Montezemolo utilisa tout de même la prestance de l’Italien autant qu’il le put pour faire parler de la Ferrari positivement et alimenter des débats, comme l’entrée en jeu d’une troisième monoplace pour les top teams.



Bernie Ecclestone ne cachait évidemment pas son intérêt pour Rossi. C’était avant tout la personnalité particulièrement enjouée et libérée de l’Italien qui enthousiasmait le Grand Argentier de la F1, certain de voir la mayonnaise prendre avec le public F1, qui ne demandait qu’à accueillir de nouvelles stars et voir un peu de caractère dans le monde aseptisé du paddock. Les grandes figures manquaient cruellement à la F1 d’après Bernie.



« C’est ennuyeux », disait-il ainsi avec son sens de la provocation habituel. « Aucun des pilotes n’est intéressant ! Räikkönen n’est pas si mal. Mais il est très monotone en interviews. Par contre, quand j’entends qu’il va dans des clubs faire du lap dance, je me dis ‘Ah ! Il est peut-être finalement plus intéressant que les autres’ » !


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