Un effort financier important se prépare chez Ferrari

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Un effort financier important se prépare chez Ferrari
19 mai 2014 à 14:00

« Désormais, il doit faire immersion totale en F1, tout en sachant que je ne lui demande pas de devenir un technicien ou un expert en aérodynamique, en moteur ou en suspension

« Désormais, il doit faire immersion totale en F1, tout en sachant que je ne lui demande pas de devenir un technicien ou un expert en aérodynamique, en moteur ou en suspension. » Avec ces mots, Luca di Montezemolo a clairement fait du nouveau patron de la Scuderia Ferrari, Marco Mattiacci, un meneur d’hommes et un gestionnaire. Au remplaçant de Stefano Domenicali les grandes décisions et les orientations, aux ingénieurs la technique. C’est le plan de bataille concocté à Maranello.

Avec cette petite phrase, Montezemolo confirme également implicitement ce que l’on savait déjà. Ferrari veut retrouver les sommets après un début de saison manqué, et cela passera par le recrutement de profils réputés et de qualité. Les rumeurs autour d’Adrian Newey et Ross Brawn, pour ne citer qu’eux, dénotent les intentions de la Scuderia.

Le président de la firme au Cheval Cabré ne supporte plus de voir les monoplaces rouges ne plus gagner. A Barcelone, Fernando Alonso et Kimi Räikkönen ont terminé à un tour de Lewis Hamilton ; sans parler du camouflet de Bahreïn où voir les Force India dépasser les Ferrari à la régulière avait eu raison de la patience de Montezemolo, qui n’avait pas attendu la fin du Grand Prix pour prendre l’avion du retour. Le constat est sans appel : Ferrari n’a plus gagné en Grand Prix depuis mai 2013.

Mattiacci en place aux commandes de l’équipe, Montezemolo reste le grand patron et a promis dernièrement un investissement personnel conséquent. Mais c’est aussi à un effort financier auquel il faut s’attendre. A l’heure où les équipes sont en désaccord complet concernant le dossier épineux de la réduction des coûts, Ferrari s’apprête à investir massivement, notamment pour recruter dans le domaine technique. Cité par la Gazzetta dello Sport, Montezemolo confirme ainsi un « lourd investissement en F1, qui requiert un effort économique exceptionnel pour réduire l’écart sur la concurrence ». Le message est plus que jamais clair.

Selon les derniers chiffres révélés par le Financial Times, Ferrari a enregistré de nouveaux bénéfices records l’année dernière, à hauteur de 246 millions d’euros. Autant dire que la trésorerie reste le cadet des soucis du côté de Maranello. Il n’en reste pas moins que si Ferrari dépense sans compter – ou presque – pour s’assurer un recrutement technique d’envergure en vue de 2015, beaucoup vont grincer des dents alors que les discussions sur la réduction des coûts et l’abandon plus que probable des budgets plafonnés creusent le fossé entre les grands constructeurs et les équipes indépendantes en F1.

Parmi les têtes pensantes ciblées par Ferrari, le Français Jean-Jacques His serait en passe, à 68 ans, d’être sorti de sa retraite par la Scuderia. Il avait été l’un des grands artisans de la domination de Renault en tant que motoriste dans les années 90, ainsi que du retour de la Régie en son nom propre au début des années 2000

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