Pagenaud a "encore plus envie" de revenir au Mans après le virtuel

Après sa participation aux 24 Heures du Mans virtuelles le week-end dernier, Simon Pagenaud souhaite encore plus revenir dans la Sarthe, avec l'objectif de s'imposer au général.

Pagenaud a "encore plus envie" de revenir au Mans après le virtuel

Simon Pagenaud faisait partie des 115 pilotes professionnels au départ des 24 Heures du Mans virtuelles samedi dernier, un événement organisé par l'ACO, le WEC et Motorsport Games. Pour l'occasion, le Français faisait équipe avec trois autres pilotes du Team Penske en IMSA, à savoir Juan Pablo Montoya, Dane Cameron et Ricky Taylor. Ce quatuor était l'un des deux seuls à ne faire appel qu'à des pilotes professionnels et non à des simracers, comme ce fut le cas pour la #22 de United Autosports.

L'Oreca frappée du numéro 6 a rallié l'arrivée au 27e rang du classement général, la même place que celle qu'elle occupait sur la grille de départ. Si le résultat brut n'est pas des plus réjouissants, Pagenaud assure que l'objectif était tout autre, la participation du Team Penske résultant d'une volonté de soutenir le nouveau règlement LMDh, annoncé en début d'année.

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"J'ai pu faire mon retour au Mans sur la plateforme rFactor2", a-t-il expliqué à Motorsport.com. "C'était vraiment un plaisir de venir avec l'Acura Team Penske, mes coéquipiers habituels, Juan Pablo Montoya, Dane Cameron et Ricky Taylor. On avait des ambitions simples, soutenir l'ACO, l'IMSA et leur nouveau règlement pour 2022 qui va permettre à des voitures [de la catégorie] DPi de pouvoir participer à la course [en catégorie reine]. Donc c'était important pour nous de participer et également de soutenir la cause de la lutte contre le COVID-19. C'était une belle fête de l'automobile avec la réunion de 200 pilotes, de grands noms du sport automobile."

La participation du vainqueur de l'Indy 500 2019 à l'épreuve virtuelle a en tout cas aiguisé son appétit pour un retour dans la Sarthe dans le futur ! Simon Pagenaud reste sur une deuxième place en 2011 avec Peugeot, à moins de 14 secondes de l'Audi ayant triomphé, comme meilleur résultat aux 24 Heures du Mans.

"Les 24 Heures du Mans, c'est un des joyaux du sport automobile. Donc en tant que Français c'est une fierté énorme de pouvoir y participer que ce soit en virtuel ou en réalité. Cela m'a donné encore plus envie de revenir et de me battre pour la victoire. C'était super sympa. Je me suis régalé au volant, les sensations étaient très similaires à la réalité, même si l'on n'était pas tout à fait au niveau qu'il fallait pour gagner, mais on a compris la course et la stratégie, ce qui est intéressant pour le futur. Espérons que Penske choisira un jour de participer. Mais dans tous les cas, j'aimerais avoir la possibilité de revenir."

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Le natif de Montmorillon aura également été impliqué dans ce qui restera l'une des images fortes de ces 24 Heures virtuelles, puisqu'il a effectué un changement de simulateur en plein relais ! Un changement ultra rapide qui avait en fait été répété à l'entraînement, preuve qu'en virtuel comme en réel, il ne faut jamais rien laisser au hasard !

"Il m'est arrivé quelque chose d'assez cocasse, mon volant m'a lâché ! En pleine sortie d'Arnage la voiture est allée s'arrêter contre le mur avec le volant qui ne répondait plus du tout. Heureusement, je m'étais préparé, sachant que la course durait 24 heures cela pouvait arriver. Cela fait partie de mon caractère d'essayer de parer à toute éventualité lors d'un évènement important. J'ai beaucoup d'expérience en Endurance et j'essaye de penser à tout ce qui peut arriver en 24 heures."

"Donc j'avais mis en place un deuxième setup (volant, pédales) identique que j'ai emprunté à un ami et je l'avais installé sur une deuxième chaise. J'ai fait des essais de changement de chaise pour être le plus rapide possible au cas où cela arrive et c'est arrivé ! Par chance j'ai pu relancer la voiture. On a perdu juste une minute et j'ai pu passer le volant à Juan Pablo Montoya tout de suite après, mais j'étais bien heureux de m'être préparé à 100% pour cette course comme je le fais d'habitude et ça a payé."

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