Le GP de France veut continuer à "satisfaire le public au mieux"

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Le GP de France veut continuer à
Par : Léna Buffa
23 mars 2018 à 13:23

Le promoteur du GP de France MotoGP veut rester fidèle à ce qui a fait le succès de l'épreuve, avec une compétition excitante et à dimension humaine.

Claude Michy et sa société PHA fêtent cette année la 25e édition du Grand Prix de France de vitesse moto organisé sous leur égide. Alors que l'épreuve MotoGP a pour base fixe le circuit du Mans depuis 2000, où elle partage la vedette avec les 24H auto et moto, le World Superbike est fidèle à Magny-Cours et la F1 prend désormais ses quartiers au Paul Ricard, où le Bol d'Or a lui aussi fait son retour ces dernières années, de quoi créer trois pôles géographiques distincts pour les événements majeurs de sports mécaniques en France.

Dans la Sarthe, le succès du rendez-vous MotoGP ne se dément pas, et il est même croissant si l'on en croit le record d'affluence battu l'an dernier et sa deuxième place parmi les Grands Prix moto ayant connu les plus fortes fréquentations en 2017, l'un des trois seuls à avoir dépassé les 200'000 spectateurs sur trois jours.

Pour ne pas faire mentir ce succès, la FFM, l'ACO et PHA restent fidèles à leur recette gagnante, ainsi que Claude Michy l'a expliqué à Motorsport.com en marge de la présentation mercredi du GP de France 2018.

Après une édition 2017 record, l'objectif du Grand Prix de France en 2018 ne peut-il qu'être de faire encore mieux ?

"Je pense que l'objectif est déjà très élevé et nous allons nous attacher à toujours continuer sur la même philosophie, c'est-à-dire pouvoir satisfaire le public au mieux, l’accueillir le mieux possible et le faire participer à toutes les animations que nous mettons en place en dehors de la compétition. Et, surtout, tout le monde espère une victoire française… et je suis comme les autres !"

Claude Michy, promoteur du Grand Prix de France, Renaud Lavillenie, Valentino Rossi, Carmelo Ezpeleta, PDG Dorna Sports
Claude Michy, Renaud Lavillenie, Valentino Rossi et Carmelo Ezpeleta, au GP de France 2016

Si vous deviez expliquer en trois notions le succès du Grand Prix de France MotoGP tel qu'il est organisé aujourd'hui, quelles seraient-elles ?

"Dans un premier temps, cela ne dépend pas de nous mais des pilotes et de ce qu'a organisé la Dorna autour du sport et du spectacle, avec ces compétitions où vous avez 20 pilotes dans la même seconde en Moto2, 12 ou 13 en MotoGP et une vingtaine aussi en Moto3. Il y a donc une question de sport-spectacle qui est très importante. Ensuite, je pense que les pilotes de moto sont à dimension humaine, dans leurs relations et leur mode de fonctionnement. Ce n'est pas superficiel du tout et la notion humaine de la compétition moto est importante. Ce sont tous de grands messieurs. Ensuite, dans notre forme d'organisation l'idée est que quelqu'un qui a un billet n'a aucun supplément nulle part, tout est compris dans le billet. L'aire d'accueil, le parking, le Show mécanique, les concerts, tout est inclus, il n'y a pas de surprise."

Le retour en France de la Formule 1 est la meilleure des choses qui existe pour le sport mécanique en France.

Claude Michy

Cette année, si l'on résume les nouveautés destinées au public, il y a un gros lot et un gros secret, c'est bien ça ?

"Effectivement, il y a un jeu réservé aux spectateurs qui seront munis d'un billet et titulaires d'un permis moto. Ils auront le Wi-Fi gratuit et donneront leurs coordonnées, nous ferons un tirage au sort et il y aura une très belle Ducati Monster à gagner, avec tous les équipements qui vont avec : les bottes, le casque, la combinaison, les stages de pilotage, l'assurance pour un an, etc. Nous avons essayé de faire un lot d'exception et j'espère que cela apportera beaucoup d'émotions et de plaisir à celui qui le gagnera. Quant au secret, il demande des autorisations administratives conformes à ce que nous souhaitons faire, nous sommes donc en route. [On peut dire que] c'est un secret pour le Show mécanique."

Le GP de France de F1 fait son retour cette année. Avez-vous le sentiment que la relation de la France envers les sports mécaniques change ?

"Je pense que le retour en France de la Formule 1 est la meilleure des choses qui existe pour le sport mécanique en France. Déjà, nous ne sommes plus tous seuls en tant que Grand Prix de France. L'autre point, c'est la puissance de la F1, son image historique, avec de grands champions français, des constructeurs français. Cela fait que ça ne peut être que bénéfique pour l'audience et l'intérêt du sport mécanique en France."

"Ce sont deux communautés différentes. On échange, on connaît les gens qui organisent [le GP de F1] au circuit Paul Ricard, et notamment Stéphane Clair, qui est un grand directeur de circuit et qui connaît très bien ces choses-là. J'espère que ce sera une pleine réussite pour montrer que le sport mécanique a vraiment sa place et que les 'ayatollahs verts' rentrent un peu dans leur coquille."

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP de France
Lieu Le Mans Circuit Bugatti
Auteur Léna Buffa
Type d'article Interview