Rossi n'a "pas pensé un instant" à assurer la 2e place au Mans

Deux semaines après son abandon au Mans, Valentino Rossi se présente sur son Grand Prix national avec des points à rattraper.

C'est un Grand Prix d'Italie complexe qui s'annonce pour Valentino Rossi, blessé il y a huit jours en motocross, mais c'est aussi une épreuve sur laquelle il devra mettre un point d'honneur à alimenter son compteur, à l'arrêt depuis Jerez. La course espagnole avait déjà été avare en points puisqu'il n'avait engrangé que six unités, mais la manche française, il y a deux semaines, a eu des conséquences bien plus lourdes puisqu'il a chuté dans le dernier tour.

Le pilote italien se battait contre son coéquipier pour la victoire lorsqu'il est parti à la faute. Une double faute, en réalité, car l'abandon à venir a pris sa source quelques secondes plus tôt. Rossi était entré dans le dernier tour avec quatre dixièmes d'avance sur Viñales, mais après une première chaleur à La Chapelle, un freinage manqué au Garage Vert a laissé la porte ouverte à l'Espagnol.

Il ne restait plus que six virages, à peine une moitié de tour, pour tenter de reprendre l'avantage, Rossi admettant par la suite qu'il n'avait aucune intention de terminer deuxième. Sauf que l'effort à fournir pour compenser cette erreur l'a mené à en commettre une autre, aux conséquences bien plus lourdes puisqu'il a fini son Grand Prix dans le gravier des S Bleus.

Depuis, Valentino Rossi a revisionné la course et ne peut que constater qu'il a gâché une excellente opportunité de marquer de très gros points et, peut-être, de signer sa première victoire en près d'un an. "Je l'ai revue et, jusqu'à la moitié du dernier tour, ça a été une très belle course, quasiment parfaite", juge-t-il. "Je n'aurais pas dû faire d'erreur la première fois, à la moitié du dernier tour, parce qu'à mon avis, même si Viñales était très fort, il aurait eu du mal à me passer."

"Bien sûr, c'est facile de dire après coup qu'il aurait mieux valu que je me contente [de la deuxième place], mais ça s'est passé comme ça. Franchement, sur le moment je n'ai pas pensé un instant à m'en contenter. Je voulais retenter ma chance et je l'ai payé cher parce que, dans un championnat aussi disputé, dans lequel il y a au moins quatre pilotes et deux motos différentes [en lutte], quand on est sur des pistes sur lesquelles la moto est compétitive, il faut rapporter les points. C'est un zéro qui pèse lourd, mais je pense quand même qu'il fallait tenter."

Passé de la première à la troisième place du championnat, Valentino Rossi compte à présent 23 points de retard sur Maverick Viñales. La saison européenne, débutée il y a un mois, a particulièrement infléchi la courbe de l'Italien, car il n'a pour l'heure engrangé que six points, contre 35 pour son rival. Et c'est sans compter les 41 points marqués par Pedrosa, 33 par Zarco ou encore 20 par Márquez… C'est bien simple, le score de Rossi depuis Jerez n'est que le 12e du plateau.

Place désormais aux collines toscanes pour tenter de retrouver un air plus favorable. Le Grand Prix d'Italie est, chaque année, un rendez-vous un peu fou pour Valentino Rossi, qui génère à lui seul une très large partie de l'affluence d'un public amplement acquis à sa cause.

"Au Mugello, l'ambiance est toujours particulière, surtout pour moi et pour tous les pilotes italiens parce que les fans sont très chauds", constate-t-il. "Et puis la particularité du Mugello ce sont aussi les caractéristiques de la piste. Les gens placés autour de la piste sont très proches. L'ambiance est donc toujours particulière et cela aide tout le monde à se donner au maximum, parce qu'on entend le bruit."

Dans ce contexte très particulier, Valentino Rossi a écrit quelques-unes des plus belles pages de sa carrière, avec neuf victoires conquises au cumul des trois catégories du championnat, et pas moins de sept d'affilée en MotoGP. Seulement la dernière remonte à 2008 et, depuis, la première place se refuse à la star des lieux. Le summum de la déception a été atteint l'an dernier, lorsque son moteur a rendu l'âme dans la fameuse ligne droite longue et en côte qui caractérise le Mugello. Cette semaine, plus que jamais, Rossi a donc quelques mauvais souvenirs à effacer…

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