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Le règlement Hypercar évoluera en 2030 : ne dites plus LMH et LMDh !

L'ACO et la FIA ont dévoilé avant les 24 Heures du Mans 2026 une évolution et une simplification du règlement Hypercar, qui entrera en vigueur en 2030.

#8 Toyota Racing Toyota TR010 Hybrid: Sebastien Buemi, Brendon Hartley, Ryo Hirakawa

Photo de : JEP

Initialement prolongé jusqu'en 2032, le règlement Hypercar du FIA WEC et des 24 Heures du Mans évoluera dès la saison 2030. Lors de sa traditionnelle conférence de presse organisée durant la semaine mancelle, l'organisateur de l'épreuve a dévoilé le futur règlement, fruit des discussions menées ces derniers mois avec les acteurs de l'endurance.  

Alors que l'avènement de la catégorie Hypercar est considéré comme un succès retentissant, ayant permis d'enclencher un afflux massif de constructeurs, l'enjeu était toutefois de simplifier les possibilités techniques et d'aller vers une convergence devenue impérative entre LMH et LMDh. 

L'ADN de la catégorie est et restera celui d'un championnat régi par une Balance de Performance (BoP), mais l'absence future d'un équilibrage entre plateforme et LMH et LMDh sera un premier critère facilitateur pour le législateur. Le problème est d'ailleurs devenu de plus en plus évident cette année, avec la prise de pouvoir des prototypes LMDh, y compris cette semaine lors des qualifications des 24 Heures du Mans

"Sportivement, personnellement, c'est vrai qu'on préférait un sport qui a un peu moins de discussions autour de la BoP, et un peu plus de méritocratie directe et transparente pour tout le monde", confiait cette semaine Cyril Abiteboul chez Genesis, préfigurant les annonces à venir. "Et donc à ce titre-là, je pense que la convergence est une nécessité."

Fin de l'appellation LMH et LMDh en 2030.

Fin de l'appellation LMH et LMDh en 2030.

Photo de: Marc Fleury

Exit donc toute dénomination différenciée entre LMH et LMDh, pour laisser place simplement à l'Hypercar, comme le nom de la catégorie. Néanmoins, deux alternatives pour les constructeurs demeureront, avec soit la possibilité de concevoir entièrement sa voiture (un principe auquel ne voulait pas déroger Ferrari, entre autres), soit celle de s'appuyer sur l'architecture d'un fournisseur de châssis.

Peu importe le choix effectué, il faudra que "tous les composants respectent les mêmes spécifications techniques" réglementaires de la plateforme unique. La carrosserie, le fond plat et le diffuseur seront strictement définis et la fenêtre aérodynamique sera plus restreinte qu'actuellement. 

Parmi les autres évolutions techniques, les Hypercars verront leur puissance augmenter de 20 kW en 2030 avec un choix de motorisation libre, qui peut ainsi ouvrir la porte à l'hydrogène si une marque le souhaite.

Tout le monde sera en deux roues motrices, avec l'obligation d'utiliser un système hybride sur l'essieu arrière. Ce système électrique pourra être soit commun, soit conçu en interne. Le poids des autos se situera autour de 1040 kg (avant application de la BoP). 

Quant à la maîtrise des coûts, elle sera toujours un élément central. Ainsi, l'utilisation de jokers pour développer les voitures se cantonnera à la fiabilité et à la sécurité, sans pouvoir y recourir pour améliorer la performance pure sur un cycle de vie de cinq ans par voiture. Une exception pourra toutefois être faite à l'appréciation du législateur en cas de trop grand déficit de performance.

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