Le risque de retrait de Porsche existe mais rien n'est décidé
Malgré les rumeurs, Porsche assure n'avoir rien décidé quant à l'avenir de son engagement en endurance.
Photo de: Marc Fleury
Porsche affirme n'avoir encore pris aucune décision quant à un éventuel abandon de son programme en WEC ou en IMSA dès 2026. Thomas Laudenbach, directeur de Porsche Motorsport, a refusé de commenter une possible réduction de la voilure concernant l'engagement officiel des 963 LMDh exploitées avec l'aide de Penske dans les catégories Hypercar du WEC et GTP de l'IMSA.
"Je ne commente pas ça, car la décision n'est pas prise, il est trop tôt", a-t-il déclaré. "Nous ferons une annonce lorsque le moment sera venu." Il a toutefois reconnu qu'il s'agissait actuellement "d'une période difficile pour la marque".
Face à l'introduction des droits de douane à l'importation aux États-Unis et à une demande qui recule en Chine, les ventes de Porsche sont en baisse. En juillet dernier, le PDG Oliver Blume a annoncé un plan de réduction de 10 % des effectifs d'ici 2029, tout en esquissant un avenir où les ventes de Porsche atteindraient un plafond annuel de 250 000 unités, contre plus de 300 000 en 2024.
La semaine dernière, la chute du cours de l'action Porsche à la bourse de Francfort a conduit la marque, détenue par Volkswagen, à sortir de l'indice DAX regroupant les grandes entreprises allemandes.
Thomas Laudenbach a cependant précisé que les décisions concernant l'avenir du programme LMDh ne seraient pas basées uniquement sur des considérations financières.
"Il y a beaucoup d'influences en jeu, et c'est exactement la raison pour laquelle je ne peux faire aucun commentaire à ce stade", a-t-il insisté, avant d'admettre une certaine insatisfaction vis-à-vis du WEC. "Il y a des choses que l'on peut améliorer dans le championnat. Il y a un très bon dialogue, mais la seule chose que je dirais pour le moment, c'est qu'il est certain que l'on doit progresser."
Porsche a fait son retour en WEC en 2023.
Photo de: FIAWEC - DPPI
Le dirigeant a également fait une allusion à peine masquée à la BoP (Balance de Performance). "Nous avons vu beaucoup de résultats discutables", a-t-il estimé.
Précisant qu'il "ne voulait pas entrer dans les détails", il a tenu à souligner le résultat de la Porsche n°6, deuxième des 24 Heures du Mans en juin dernier aux mains de Kévin Estre, Laurens Vanthoor et Matt Campbell. "La deuxième place, c'est pas mal quand on regarde la concurrence, mais d'un autre côté, ça fait mal, parce que la n°6 a réalisé ce que j'appellerais une course parfaite. Franchement, la n°6 aurait dû gagner la course."
Thomas Laudenbach a refusé de dresser un comparatif entre le WEC et l'IMSA, championnat où Porsche est en bonne voie pour défendre ses deux titres. "Il y a trop de différences entre ces championnats pour comparer, avec des formats et des adversaires différents", a-t-il estimé.
Porsche dispute actuellement sa troisième saison en Hypercar et en GTP. Depuis le début du programme 963 LMDh, la marque n'a pas encore réussi à ajouter une 20e victoire à son record historique aux 24 Heures du Mans.
Partager ou sauvegarder cet article
Meilleurs commentaires
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.