Alonso : Des radios "complètement sorties de leur contexte"
Auteur d'une course meilleure que ce à quoi il s'attendait à Suzuka, Fernando Alonso a aussi relativisé l'impression donnée par le ton et le contenu de ses échanges radio.
Huitième du Grand Prix du Japon au volant d'une Aston Martin qui n'était pas à l'aise sur le tracé de Suzuka, Fernando Alonso a remis en question la stratégie de son équipe. Persuadé qu'il était possible de terminer un peu plus haut dans le top 10, l'Espagnol estime toutefois que ses messages radio sont souvent surinterprétés et ne traduise aucun agacement lié à la baisse de forme prolongée de l'écurie depuis l'été.
Le double Champion du monde a notamment composé avec une AMR23 qui perdait du terrain en ligne droite, phénomène qui s'est manifesté lorsqu'il était coincé derrière l'Alpine d'Esteban Ocon. Il assure néanmoins qu'il n'était "pas énervé".
"Je pense que c'est toujours la même chose, typiquement les radios de la FOM, complètement sorties de leur contexte", explique-t-il "Je ne sais pas exactement ce que les autres pilotes disent quand ils sont derrière une voiture qui est plus lente et qu'en ligne droite ils se font distancer quand ils ouvrent le DRS..."
"Je ne sais pas ce que les autres disent. Peut-être qu'ils disent 'OK, je suis content de rester derrière'. Mais je préfère être motivé, les dépasser. J'étais plus lent, même avec le DRS. Donc j'ai demandé une stratégie différente, on s'est arrêté et on les a battus. C'est comme ça qu'il faut faire. On a battu tout le monde sur la piste, même si la radio est le moment fort."
Fernando Alonso estime qu'Aston Martin l'a fait rentrer au stand trop tôt pour son premier arrêt, même s'il avait pris le départ avec les pneus tendres. Après s'être plaint du manque de performance en ligne droite, le vétéran du plateau a déploré de s'être retrouvé "jeté aux lions" dans le trafic du peloton.
"J'étais fâché parce que je pense que le premier arrêt était trop tôt", confirme-t-il. "Je pense que l'on était rapides aujourd'hui, plus qu'on ne le pensait. J'étais derrière les Ferrari, devant Hamilton, sans trop de pression. Et je crois qu'on s'est arrêté au 12e tour. Je pense que c'était pour couvrir Tsunoda, et c'était un peu surprenant. Après cet arrêt, la course était encore très longue. C'était peut-être une erreur, mais c'est facile à dire maintenant."
"Franchement, je ne m'attendais pas à être aussi rapide que les Ferrari et les Mercedes. Je pense qu'avec une stratégie plus optimisée, on aurait peut-être pu terminer sixième ou septième. Et ça ne paraissait pas possible hier après les qualifications. On était vraiment fort ce dimanche, et on doit comprendre pourquoi."
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