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Le risque de l'ennui ? Alonso admet plonger dans l'inconnu

Fernando Alonso entame à Abu Dhabi le dernier week-end de Grand Prix de sa carrière en Formule 1, avant d'affronter la réalité d'un changement de vie en 2019.

Fernando Alonso, McLaren, en conférence de presse
Fernando Alonso, McLaren lors de la parade des pilotes
Une poupée Fernando Alonso, McLaren
Fernando Alonso, McLaren MCL33, bloque une roue
Fernando Alonso, McLaren, ajuste son casque
Fernando Alonso, McLaren MCL33
Fernando Alonso, McLaren
Fernando Alonso, McLaren MCL33 Renault
Fernando Alonso, McLaren, boit un coup pour RTL
Fernando Alonso, McLaren MCL33
Fernando Alonso, McLaren, s'installe dans son baquet

Est-ce un au revoir, est-ce un adieu ? Puisqu'il ne faut jamais dire jamais, Fernando Alonso ne tranche pas. Depuis qu'il a annoncé l'été dernier sa décision de ne plus courir en Formule 1 l'année prochaine, le double Champion du monde a toujours pris soin de laisser la porte ouverte à un comeback après 2019.

Néanmoins, le week-end qui débute à Abu Dhabi prend déjà des airs de dernier tour de piste, même si l'intéressé concède ne pas encore trop y penser. "Jusque-là, c'est un week-end normal. Dimanche, ce sera différent, plus émouvant", pressent-il. "Mais là, je suis arrivé du Japon il y a dix heures, je courais à Shanghai le week-end dernier, je ne suis pas encore dans l'ambiance de cette dernière course. Ce sera émouvant, j'espère que ce sera une bonne course."

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Une énième fois questionné sur son avenir, Alonso insiste sur la part d'incertitude qui l'attend l'année prochaine. Certes, l'Espagnol a une Super Saison à boucler en WEC, avec notamment une deuxième participation aux 24 Heures du Mans en juin prochain. Certes, il tentera à nouveau sa chance aux 500 Miles d'Indianapolis, avec McLaren comme en 2017. Certes, il lorgne vers d'autres disciplines pour courir davantage, et pourquoi pas en NASCAR.

Mais un tel programme le contentera-t-il ? C'est l'unique question à laquelle Alonso n'a pas la réponse, et qui pourrait soit conforter sa décision, soit provoquer des envies de retour, comme d'autres avant lui.

"Pour l'instant, c'est difficile de penser à un retour, mais la porte n'est pas fermée", insiste-t-il. "La première raison est que je ne sais pas ce que je ressentirai l'an prochain. Peut-être que l'an prochain, en avril ou en mai, je serai désespéré dans mon canapé, donc je trouverai le moyen de revenir. Mais ce n'est pas l'idée initiale. Il s'agit davantage de moi-même."

"Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve. Je me concentre sur mes défis personnels, la Triple Couronne et mes autres challenges de l'an prochain. Plus loin, c'est impossible à dire, mais qui sait ? La vie est longue et belle. J'aimerai toujours la Formule 1, donc est-ce que je serai là à l'avenir en tant que pilote, en tant que père, en tant que patron de la FIA, on verra (rires)."

La F1, une quête de perfection

En attendant, le moment est inévitablement venu de jeter un œil dans le rétroviseur. Dimanche soir, définitivement ou non, Alonso refermera un chapitre Formule 1 qui aura occupé 17 années de sa vie. Qu'en retenir ?

"Je ne sais pas", hésite-t-il d'abord, "je pense que mon meilleur souvenir sera les gens avec qui j'ai travaillé, avec qui j'ai partagé la moitié de ma vie : j'ai 37 ans, et cela fait 18 ans que je suis là. Beaucoup d'ingénieurs, designers, mécaniciens talentueux, mais aussi vous, les médias. Nous avons partagé beaucoup de choses au fil des saisons."

"C'est la meilleure chose dont je me souviendrai pour la F1. La philosophie d'un Grand Prix, la préparation, la discipline au sein des équipes. Quand on court dans d'autres championnats, on se rend compte que la F1 est à un niveau supérieur, c'est la quête de la perfection tous les week-ends."

"Si on peut être sur le podium et gagner, c'est encore mieux. Mais quand on prend la piste en qualifications ou même en essais libres et qu'on pilote ces voitures, c'est exceptionnel. La technologie serait difficile à reproduire dans tout autre championnat. Mais cela fait 18 ans que je dédie ma vie à la Formule 1 sans amis, sans femme, sans enfants, c'est ce qu'il faut faire pour gagner."

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