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"Ouvert à tout" avec Masi, Ben Sulayem veut "trois directeurs de course"

Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a indiqué que la réforme de la direction de course en Formule 1 était un dossier loin d'être achevé. Il a également évoqué la situation de Michael Masi.

Charles Leclerc, Ferrari F1-75, Carlos Sainz, Ferrari F1-75, Max Verstappen, Red Bull Racing RB18, Sergio Perez, Red Bull Racing RB18, Valtteri Bottas, Alfa Romeo C42, et les autres monoplaces au départ

C'est une interview qui ne passera pas inaperçue. Ce week-end, Mohammed Ben Sulayem s'est exprimé dans la presse britannique, confiant au Daily Mail son point de vue sur la réorganisation de la direction de course en Formule 1. Une restructuration entamée sous sa mandature, qui a débuté en décembre dernier après avoir succédé à Jean Todt, mais qui n'est pas achevée. Le président de la FIA n'a pas éludé la situation de Michael Masi, ex-directeur de course dont il a précisé qu'il était toujours employé par la fédération internationale. Rien n'est exclu pour lui trouver un rôle futur.

"Je ne me suis pas débarrassé de Michael", tient à rappeler le président de la FIA. "Il avait une surcharge personnelle [de travail] : délégué à la sécurité en même temps que directeur de course. Il a fait une erreur. Ce n'est pas comme si l'on avait dit que c'était terminé entre Masi et la FIA. Je ne fais pas ce genre de choses. Même les gens qui n'ont pas voté pour moi, je les adopte. On ne pense pas aux individus, on pense à l'organisation."

"Je ne connais pas très bien Michael. La décision a été prise par le Conseil Mondial. C'était une erreur humaine de la part de Michael. Je lui ai parlé il y a deux jours. Je n'ai aucun problème [avec lui]. Je ne déteste personne. Michael est là et nous pourrions faire appel à lui. Je n'ai pas dit que l'on se débarrassait de lui. J'ai dit que nous pourrions faire appel à lui. Il pourrait être utile à la bonne place. Nous sommes ouverts à tout."

Michael Masi a été directeur de course de 2019 à 2021.

Michael Masi a été directeur de course de 2019 à 2021.

Mohammed Ben Sulayem n'entre pas dans les détails et laisse le champ libre aux possibilités, mais il sait aussi que ses propos seront scrutés et interprétés d'une manière ou d'une autre. Surtout lorsqu'il évoque plus précisément la réorganisation de la direction de course avec les arrivées conjointes de Niels Wittich et Eduardo Freitas. Une mesure d'urgence qui n'a pas intégralement répondu à une problématique plus large : la FIA manque de personnel et son nouveau président entend y remédier à plusieurs niveaux.

"Notre structure de course était mal organisée", insiste-t-il. "Et, bien que nous ayons engagé deux directeurs de course, nous n'avons pas encore tout réglé. Il faut faire le ménage. On ne peut pas aller au supermarché et demander des commissaires supplémentaires. Il faut des gens fermes, justes et tolérants. Je pense, par exemple, pour les former, à faire venir des copilotes de rallye, qui ont énormément de compétences pour être multitâches. Il faut une campagne de recrutement. Il faut remédier à ce manque de personnel au sein de la FIA. Idéalement, j'aimerais voir un minimum de trois directeurs de course d'ici le début de l'année prochaine."

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