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Brawn : Binotto "gère bien" la situation chez Ferrari

Pour Ross Brawn, manager sportif de la F1, Mattia Binotto gère bien Sebastian Vettel et Charles Leclerc au sein de la Scuderia Ferrari malgré la controverse autour des consignes.

Sebastian Vettel, Ferrari SF90, devant Charles Leclerc, Ferrari SF90

Ross Brawn a occupé un poste à responsabilité au sein de la Scuderia Ferrari et a également eu à composer avec la question des consignes de course. Parmi les plus emblématiques, il y a évidemment celles des Grands Prix d'Autriche 2001 et 2002 lors desquels il avait été demandé à Rubens Barrichello de laisser passer Michael Schumacher, pour privilégier les chances de l'Allemand au classement pilotes. La deuxième avait d'ailleurs entraîné l'interdiction des consignes, finalement levée en 2011, devant l'impossibilité de les empêcher.

Depuis, elles ont prospéré, de bien des manières (qu'elles soient respectées ou pas), et ont trouvé dans la Scuderia version 2019 un terrain privilégié. En trois courses, Ferrari a donné trois consignes, toutes à Charles Leclerc. Le Monégasque s'est plié à celle de Melbourne, où il lui a été demandé de rester derrière Sebastian Vettel, et à celle de Shanghai, où l'ordre lui a cette fois été donné de laisser passer son équipier, mais a désobéi à celle de Bahreïn, où son équipe souhaitait le faire patienter deux tours derrière l'Allemand.

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En Chine, d'aucuns estiment que l'échange de positions (puis la stratégie attribuée à Leclerc) a pu transformer ce qui aurait dû être une troisième et une quatrième positions en troisième et cinquième places à l'arrivée, en offrant l'opportunité à Max Verstappen de s'intercaler. Et même si Mattia Binotto, le directeur de Ferrari, a compris que son jeune pilote pouvait être déçu du tournant pris par la course, le dirigeant italien demeure fidèle à la ligne directrice érigée en début d'année, à savoir que l'expérience et le statut de Vettel fondent une potentielle préférence au moment de juger ce type de situations.

Et pour Ross Brawn, Binotto fait du bon travail : "[Il] a à gérer ce qui est assurément une nouvelle situation pour Ferrari, symbolisée par deux pilotes qui se battent à un très haut niveau. Pour l'instant, Mattia gère bien la situation, composant d'un côté avec le jeune et talentueux Leclerc, tout en manageant de l'autre la ressource précieuse qu'est Vettel, qui en tant que quadruple Champion du monde a démontré par le passé qu'il était capable de gérer la pression."

"C'est clairement une année compliquée pour Sebastian et le podium à Shanghai va être un boost de confiance, alors que Charles a démontré une grande maturité en acceptant des décisions de l'équipe qui ne sont pas faciles à digérer."

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Mais les consignes sont une chose qui apparaît presque futile au regard des doutes pesant sur la performance et la fiabilité des SF90 : "Les trois premières courses ont confirmé que si Ferrari voulait défier Mercedes, tout doit être parfait à tous les niveaux : performance, fiabilité et travail d'équipe. C'est ce que Binotto et ses gars doivent faire et, connaissant Mattia, je suis sûr qu'il est conscient de ça et qu'il va dédier toute son énergie pour s'assurer que c'est le cas."

"À Bahreïn, l'équipe avait la performance mais pas la fiabilité. En Chine, la performance n'était pas au niveau pour se battre avec Mercedes pour la pole samedi ou la victoire dimanche. Ainsi, après être sorti des essais hivernaux convaincue qu'elle pouvait lutter à armes égales contre l'écurie anglo-allemande, la structure italienne se retrouve derrière aux championnats pilotes et constructeurs et, dans ce dernier, l'écart est déjà assez grand."

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