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Business F1 - Perdre plus pour gagner plus!

La vente d’un châssis étant interdite par le règlement technique et sportif, les top teams travaillent également sur la conception de pièces maîtresses (aux coûts de R&D et de production élevés) comme la boite de vitesses, les systèmes de restitution d’énergie, les systèmes d’hybridation, ou encore l’électronique, qu’ils revendent à d’autres teams (ou séries, comme à la Formule E), pour retomber sur leurs pieds et financer d’autres projets

La vente d’un châssis étant interdite par le règlement technique et sportif, les top teams travaillent également sur la conception de pièces maîtresses (aux coûts de R&D et de production élevés) comme la boite de vitesses, les systèmes de restitution d’énergie, les systèmes d’hybridation, ou encore l’électronique, qu’ils revendent à d’autres teams (ou séries, comme à la Formule E), pour retomber sur leurs pieds et financer d’autres projets.

Ce procédé représente une spirale d’influence très forte pour un team sur le long terme, dès lors qu’il est capable de miser sur un programme en vue de la décennie suivante : certains récoltent ainsi aujourd’hui les fruits de leur investissement et accumulent des sources de revenus supplémentaires, tandis que les clients ne disposent non seulement pas des moyens pour produire les pièces en question, mais doivent également débourser de l’argent pour se les procurer.

Il est commun d’entendre des critiques d’une F1 à deux vitesses ou injuste. Mais ceux qui portent ces réflexions doivent se rappeler que l’audace et les investissements sur le long terme de certaines équipes sont logiquement récompensés après des années de développement à perte ! Aussi, gare aux chiffres jugés à la va-vite, et auxquels on peut faire dire n’importe quoi !



Comme le montre l’un de nos articles précédents, certaines équipes comme Force India affichent de lourdes pertes ces dernières années en dépit de résultats sportifs pourtant en progrès constants. Il est de bon ton de questionner le pourquoi du comment, et de comprendre que le team réalise en réalité un investissement massif pour s’établir comme une structure autosuffisante dans le futur. C’est ce que l’on voit dans la majorité des industries cotées en bourse. Un passage à l’âge adulte avec des équipements conséquents, comme l’ont fait seulement quelques équipes dans le passé.

Lire aussi :

Comment une équipe F1 gagne-t-elle en valeur sans profit ?

Au mieux, cela installera Force India dans une nouvelle ère sportive et économique, comme une puissance régulière pouvant prétendre aux podiums, victoires, et pourquoi pas titres. Au pire, un client au rachat y verra la structure la plus saine à racheter pour monter une nouvelle identité F1, et la plus à même de produire des résultats rapides comparativement à l’investissement.

C’est ce qu’a vu Red Bull lorsque la firme racheta Jaguar, déjà très bien équipée mais néanmoins modulable, et Minardi, bien moins, mais aux capacités de développement substantielles (la firme a généré des bénéfices avec Toro Rosso dès la première saison alors que l’équipe accumulait des pertes chaque année depuis 1999).

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