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Comment l'arrivée de Leclerc en 2019 a bousculé Vettel

Dans le podcast Beyond The Grid, Sebastian Vettel est revenu sur ses dernières années en F1 et notamment sa dernière saison chez Ferrari, qu'il a partagé aux côtés du jeune et enthousiaste Charles Leclerc.

Sebastian Vettel, Ferrari, félicite Charles Leclerc, Ferrari, pour sa pole position

Sebastian Vettel a mis un terme à sa carrière en Formule 1 à la fin de la saison 2022, après 16 années passées sur les circuits. Une aventure exceptionnelle, marquée par quatre championnats du monde, 53 victoires et 122 podiums. En 2015, après avoir tout gagné avec Red Bull, Vettel a tenté de devenir l'homme capable de ramener Ferrari au sommet. Mais après six saisons au sein de la Scuderia et deux places de vice-champion du monde, il a dû renoncer à ce rêve inachevé.

La saison 2018 reste un tournant majeur dans sa carrière : Vettel s'est retrouvé à deux doigts du titre avant d'être devancé par Lewis Hamilton et Mercedes. À partir de ce moment, quelque chose semblait avoir changé chez le quadruple champion du monde : sa faim de victoire n'était plus la même. En 2021, il quittait Ferrari pour relever un nouveau défi avec Aston Martin, avant de ranger définitivement son casque deux ans plus tard.

"Pour être honnête, en 2020, j'étais déjà sur la pente descendante. Et je suis heureux de le reconnaître aujourd'hui, parce que je n'avais plus ce dernier effort ultime en moi", a déclaré Sebastian Vettel dans le podcast Beyond The Grid, en revenant sur la fin de sa carrière. S'était-il rendu compte de cet essoufflement à l'époque 

"Non, je ne le savais pas", a-t-il répondu. "Je me souviens qu'en 2018, en partant pour la première course de la saison, je me suis soudain dit que je n'avais pas envie de voyager. J'avais envie de courir, bien sûr, mais pas de passer encore une journée dans l'avion. Et c'était étrange : 'Qu'est-ce que tu racontes ? Tu adores ça', je me suis dit ça à moi-même. Bien sûr, j'y suis allé, j'ai gagné la première course et j'étais tout excité. Je suis allé à la deuxième en me disant 'je vais gagner', et j'ai gagné aussi. La saison a été très solide.'

Je voulais tellement gagner le championnat avec Ferrari. Vraiment. Aujourd'hui je suis en paix avec ça, mais à l'époque… je le voulais à tout prix. Et ça n'est pas arrivé.

Sebastian Vettel fête sa victoire au GP de Grande-Bretagne 2018.

Sebastian Vettel fête sa victoire au GP de Grande-Bretagne 2018.

Photo de: Steve Etherington / Motorsport Images

"En 2017, on avait bien commencé, il manquait juste quelques ingrédients, Mercedes nous a battus", a ajouté l'Allemand, plongeant encore un peu plus loin dans ses souvenirs. "En 2018, on était plus complets, la voiture et le package étaient meilleurs, mais on n'y est pas arrivés, Mercedes a été plus forte en fin de saison."

"2019 a été étrange : la voiture était correcte, le moteur très très fort, tu vois bien de quelle année je parle. Et malgré ça, on n'arrivait pas à progresser en équipe, pas vraiment. On n'a pas réduit l'écart, pas de vraie montée en puissance, surtout en deuxième partie de saison. Et moi, je voulais tellement gagner le championnat avec Ferrari. Vraiment. Aujourd'hui je suis en paix avec ça, mais à l'époque… je le voulais à tout prix. Et ça n'est pas arrivé. 2019 a été l'année de rupture pour moi : j'ai commencé à sentir que nous n'y arriverions pas, que nous n'étions pas assez bons."

C'est en 2019 que Charles Leclerc a débarqué chez Ferrari, après sa saison rookie chez Sauber. Sebastian Vettel a évoqué comment l'arrivée du jeune et énergétique Monégasque à ses côtés l'a amené à prendre conscience de certains aspects de sa propre approche de la F1 et notamment du fait que, bien qu'il souhaitait gagner plus que tout, sa motivation ne semblait plus suffire autant qu'auparavant.

Tout ce qui m'intéressait, c'était gagner. Charles, lui, était heureux d'une cinquième place. On était à différentes étapes de nos carrières. C'est là que j'ai commencé à un peu perdre pied.

"Et au même moment, Charles est arrivé", a-t-il déclaré. "Il avait une énergie folle, c'était un moment totalement différent pour lui dans sa carrière. Quand on finissait cinquième ou sixième, ou troisième et quatrième, il était aux anges. Moi, j'étais gâté : quatre titres, beaucoup de victoires, de poles… Tout ce qui m'intéressait, c'était gagner."

"Je voulais le plus grand trophée, ce moment au podium où tu sais que tu as gagné, ce sentiment du lundi matin où tu te dis que tu viens de remporter la dernière course. Mais ce sentiment ne dure jamais assez longtemps, alors il faut en gagner une autre. Et Charles, lui, était heureux d'une cinquième place. On était à différentes étapes de nos carrières. C'est là que j'ai commencé à un peu perdre pied."

"Puis 2020 est arrivé, une année étrange avec le COVID, plus de courses pendant longtemps. J'ai eu cette pause fantastique que je n'avais jamais eue, que j'ai adoré passer en famille. Et en même temps, j'ai commencé à devenir plus conscient des problèmes du monde et de ce que ça signifiait pour mes enfants."

Sebastian Vettel fait ses adieux à la F1 lors de son dernier GP à Abu Dhabi en 2022.

Sebastian Vettel fait ses adieux à la F1 lors de son dernier GP à Abu Dhabi en 2022.

Photo de: Erik Junius

Sebastian Vettel a ensuite intégré le projet Aston Martin en 2021. Ses deux dernières saisons en F1 se sont révélées dépourvues de victoires, sa seule satisfaction étant un podium décroché lors du Grand Prix d'Azerbaïdjan. Néanmoins, le quadruple champion du monde a souligné combien ce nouveau défi lui avait permis de prendre du recul sur sa carrière et son rapport à la compétition.

"Avec Aston Martin, j'ai pris un nouveau challenge ; je cherchais une forme de réassurance : 'est-ce que je peux encore le faire ?'", a-t-il avoué. "Ça paraît idiot, parce que bien sûr que je le pouvais, je l'avais prouvé tant de fois. Mais ce doute, cette insécurité, on l'a tous. Tous les pilotes sur la grille aujourd'hui."

"J'en avais parlé il y a longtemps avec Michael [Schumacher], et même lui avait ça. Même lui. Pour moi, il était le plus grand, j'avais ses posters sur mes murs. Il était tout ce que je pouvais imaginer en sport auto. Et il avait des doutes. Même lui. On en a donc tous. Et ces années, même si les résultats n'étaient pas ce que j'aurais voulu, ont été importantes : j'ai recommencé à me sentir très bien dans mon pilotage."

Avec Oleg Karpov

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