Formule 1 GP de Miami

F1 22 : notre preview du circuit de Miami

Alors que F1 22 doit sortir le 1er juillet prochain, nous avons eu l'occasion de tester le circuit de Miami avant le Grand Prix qui se tient ce week-end. Voici nos impressions.

Avant les premières impressions sur F1 22 dans quelques jours, nous avons pu goûter, en préambule du premier Grand Prix de Miami ce week-end, au circuit floridien via le futur jeu d’EA Sports/Codemasters, dont la sortie est prévue le 1er juillet prochain.

Le circuit est un tracé "urbain" typique de ceux de la nouvelle génération, incarnés par les Sotchi, Hanoï (même s'il n'a jamais été utilisé) ou bien entendu Djeddah. À savoir que l’aspect urbain ne transpire pas forcément du tracé en lui-même, en tout cas pas de manière aussi prononcée que sur d’autres pistes comme Monaco, Singapour voire Bakou. Ou encore un certain nombre de circuits tracés dans les années 1980-1990 dans certaines villes américaines.

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Pour des besoins de sécurité, de spectacle, de praticité, le circuit s’impose désormais à la ville plutôt que l’inverse, ce qui était pourtant l'un des aspects intéressants de disputer une course en ville. Toutefois, la piste étant en grande partie tracée autour du Hard Rock Stadium, avec des portions construites quasi uniquement dans ce cadre avec la volonté de pouvoir favoriser les luttes en piste via le dessin des virages, il n'y a rien d'étonnant.

Concernant l’Autodrome International de Miami dans la version F1 22, on peut le décomposer en gros en quatre phases qui forment un cahier des charges assez standard en matière de tracés récents. Après la ligne droite de départ/arrivée, en elle-même courte, le premier virage constitue un gros freinage assez classique qui débouche sur une enfilade de courbes.

Capture d'écran de F1 22

Capture d'écran de F1 22

Photo de: EA Sports

Capture d'écran de F1 22

Capture d'écran de F1 22

Photo de: EA Sports

Si les virages 2 et 3 (ce dernier étant une longue courbe à droite) servent à bâtir la vitesse, l’enchaînement des virages 4-5-6 dans lequel il faut se jeter à l’aveugle au sortir d’un léger bout droit n'est pas sans rappeler, en bien moins long, les sections des Esses rapides des débuts de tour à Djeddah ou à Austin. Ces trois virages débouchent ensuite sur une courbe à gauche (virage 7) qui mène au freinage en appui du virage 8, au niveau de la fameuse marina ; une portion dont la dynamique, en piste, évoque un peu celle du virage 12 au Castellet ou encore du virage 13 à Bahreïn.

Après ce virage, on retrouve à nouveau une section très "djeddahesque", avec une longue pleine charge sinueuse (qui est officiellement composée de deux virages, les 9 et 10) qui offre la première zone DRS du tracé avant le gros freinage du virage 11. En termes de pilotage, l'intérêt est très réduit, mais évidemment le but est surtout de constituer une zone de dépassement, au bout de laquelle il y a le gros freinage du virage 11.

Vient ensuite la seule section lente de la piste, qui débute au sortir de l'épingle que constitue le virage 11 par le virage 12, un demi-cercle serré vers la droite qui, pour ceux qui ont eu la possibilité de l’essayer sur F1 2020, rappellera un peu ce qu’aurait dû être le virage 8 du circuit d’Hanoï (ce n’est pas l’unique ressemblance, sans surprise). C’est immédiatement après que l’on tombe sur la portion la plus étonnante de cette piste, dans le style "Formule E" : comme un cheveu sur la soupe, on se retrouve nez-à-nez, au sortir du virage 13 où l’envie est grande de réaccélérer fort après s'être montré patient, avec une piste soudainement bien plus étroite, en abordant un petit bout droit en montée assez prononcée en haut duquel se trouve une chicane lente serrée, quasiment un pif-paf (virage 14-15), comme posée sur la crête, et dont le ciel est obstrué par l'échangeur sous lequel serpente la piste à cet endroit. Dans un tracé globalement plat, rapide et dont le ciel est dégagé, c’est une zone très atypique.

Capture d'écran de F1 22

Capture d'écran de F1 22

Photo de: EA Sports

 

Elle précède le virage 16, un gauche en léger dévers qui conditionne la longue ligne droite de retour, seconde zone DRS du tracé, qui amène au gros freinage du virage 17. À la sortie de ce dernier, deux virages rapides constituent, avec la courte ligne droite de départ/arrivée, la pleine charge qui mènera de nouveau au virage 1, avec la troisième zone DRS du circuit qui débute peu avant la ligne de chronométrage.

On se gardera de juger de façon trop étendue le décor, mais le Hard Rock Stadium est très en vue à l'arrière plan sur nombre de sections de la piste, tout comme les fameux palmiers de Miami. La marina est bien présente, mais avec un vrai point d'eau virtuel.

Concernant le circuit dans sa globalité, il est toujours très compliqué de prédire à partir de quelques tours sur une piste virtuelle ce que pourra donner la course, même si on pressent que la piste a été faite pour cela. Pour la piste en elle-même sur un tour, on se gardera donc d'adopter un jugement trop péremptoire. Le tracé n'est pas dénué de zones d'intérêt et de zones claires de dépassement (virages 1, 11, 17), il demeure toutefois très impersonnel si l'on ne tient pas compte de ce qui en fait pourtant son principal attrait, à savoir son lieu. On perçoit la volonté des organisateurs de créer une piste qui n'oriente pas naturellement vers tel ou tel type de réglages, reste que les portions de haute vitesse paraissent tellement nombreuses et, a priori, trop peu techniques pour véritablement envisager qu'il y ait une fracture évidente dans les choix de set-up. Évidemment, dans la réalité, reste à juger sur pièce l'importance et la difficulté de la section sinueuse.

 

 

L'Autodrome International de Miami donnera peut-être de très belles courses, mais en lui-même il semble être le fruit d'un compromis initial qui a tendance à surtout lui faire cocher des cases. Si on se tourne vers le dernier circuit en date qui a accueilli la F1 pour la première fois, à savoir Djeddah, même s'il est décrié pour de nombreuses raisons – et l'une des plus importantes étant la question de la sécurité en piste –, il a au moins comme intérêt d'adopter une philosophie limpide et de proposer un défi unique. L'an passé, quand Djeddah est arrivé dans F1 2021 avant que le vrai Grand Prix n'ait lieu, cette sensation était déjà nette au bout de quelques tours ; ici, le ressenti est que si la piste ne se situait pas à Miami, son intérêt serait bien moindre, en tout cas sur un tour lancé.

On espère qu'il nous fera mentir dès ce vendredi !

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