Haas a dû louer un atelier au Texas pour monter ses évolutions
La Haas VF-23 a une nouvelle philosophie aérodynamique à Austin, mais cela n'a pas été simple à réaliser.
Ce week-end, Haas n'est plus le dernier des Mohicans en Formule 1. L'écurie américaine est la dernière à délaisser son concept de monoplace pour adopter celui de Red Bull : les pontons, le capot moteur et le plancher ont été revus afin de créer un effet "downwash", qui entraîne le flux d'air vers le bas lors de son passage sur les pontons. Il a fallu toutefois composer avec une logistique compliquée entre les Grands Prix du Qatar et des États-Unis, les voitures n'ayant pas fait escale à l'usine de Banbury (Angleterre).
"Nous avons loué un atelier à proximité d'ici", confie le directeur d'équipe Günther Steiner dans le paddock du Circuit des Amériques. "Nous avons eu les voitures dimanche [une semaine après le GP du Qatar, cinq jours avant les premiers essais du GP des États-Unis, ndlr]. Nous avons apporté les voitures à un atelier, et les nouvelles pièces sont arrivées d'Europe en avion. Nous les avons montées et nous avons apporté les voitures ici dans le paddock mardi."
Lorsqu'il lui est demandé ce qui a changé sur la VF-23 en dehors des surfaces aérodynamiques, Steiner indique : "Les conduits des radiateurs un petit peu, ce qu'on ne peut pas voir. Sinon, nous avons laissé les radiateurs au même endroit, car changer ces choses-là si tard n'est pas possible. La structure d'impact latérale est cruciale : il faudrait homologuer un nouveau châssis, et à ce stade, ça fait trop. C'est impossible. On pourrait peut-être le faire pour la dernière course, mais ça n'a pas de sens. Mais globalement, nous n'avons pas eu à changer autre chose. Nous avons évidemment changé le plancher, comme vous pouvez le voir, et toutes ces choses-là, mais sous la peau de la voiture, quasiment rien n'a changé : les radiateurs et tous les boîtiers électroniques sont restés au même endroit."
Photo by: Giorgio Piola
Haas VF-23 technical detail
Kevin Magnussen, qui n'a marqué qu'un point lors des dix derniers Grands Prix alors que Haas perdait en performance, a ainsi bon espoir de gagner du terrain dans la hiérarchie. "Ça fait plaisir d'enfin voir ces évolutions sur la voiture !" s'exclame le Danois. "On n'en a pas eu beaucoup cette année. Ça a été une année dure pour l'équipe dans l'optique de trouver de la performance sur cette voiture, avec de grandes difficultés. Et ces évolutions sont enthousiasmantes, car elles sont très différentes. Sur le papier, ce n'est pas censé représenter davantage d'appui, mais c'est un nouveau concept. Espérons que nous utiliserons celui-ci pour la voiture de l'an prochain. S'il ne représente pas un grand gain de performance, ce sera au moins une bonne expérience d'apprentissage et de recherche pour l'an prochain."
"Un gros problème avec notre voiture cette année a été qu'elle ne prend pas grand soin des pneus en course, alors nos pneus manquent de longévité. Par rapport au rythme que les autres parviennent à maintenir, on semble s'effondrer. Bien que l'on ne rajoute pas de l'appui pur, si l'on peut améliorer les caractéristiques de la voiture, l'équilibre dans les virages et, espérons-le, la structure et la force du flux d'air sur la voiture, il est possible que ce problème soit résolu ou que cela y contribue. Bien sûr, c'est ce que nous espérons. Dans tous les cas, c'est enthousiasmant."
Avec Alex Kalinauckas
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