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Kubica : Une matinée faite de compromis et loin d'être idéale

Le pilote polonais a fait ses premiers tours de roue au volant de la nouvelle Williams FW42. Une monoplace qu'il est encore loin d'avoir cernée, et avec laquelle il attend un programme plus serein la semaine prochaine à Barcelone.

Robert Kubica, Williams FW42, part en tête-à-queue
Robert Kubica, Williams FW42 avec des capteurs aérodynamiques
Robert Kubica, Williams FW42
Robert Kubica, Williams FW42 avec des capteurs aérodynamiques
Robert Kubica, Williams FW42
Une banderole de soutien pour Robert Kubica, Williams Racing.
Robert Kubica, Williams Martini Racing
Robert Kubica, Williams FW42 avec capteurs aéro
Robert Kubica, Williams FW42 avec des capteurs aérodynamiques

Après des débuts en piste qui ont fait office de shakedown pour la FW42 mercredi à Barcelone, Williams a pu débuter un véritable programme d'essais jeudi. C'est Robert Kubica qui s'est attaqué le premier au travail de récolte de données, avant de passer le relais à George Russell cet après-midi. La situation dans laquelle se trouve l'écurie après avoir accumulé tout ce retard reste cependant fragile.

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Alors qu'il s'apprête à faire son grand retour en Grand Prix, le Polonais insiste sur la nécessité pour lui de se concentrer sur sa part du travail. Peut-il être un élément fédérateur pour maintenir la motivation à son plus haut niveau chez Williams ? "Je crois que vous en attendez trop d'un pilote", rétorque-t-il. "Chacun a son propre rôle, son boulot à faire, alors je dois me concentrer sur le mien et laisser ceux qui sont responsables et travaillent pour l'équipe faire le leur. C'est la même chose partout. Nous devons rester soudés, nous devons travailler, et tout le monde doit faire le maximum d'efforts pour que les choses fonctionnent correctement." 

Pas encore d'idée claire sur la monoplace

Ce jeudi matin, Robert Kubica a bouclé près d'une cinquantaine de tours au volant de la dernière-née de Grove, mais la plupart du temps à un rythme modéré et avec une monoplace bardée de capteurs pour engranger les données aéro. C'est seulement ensuite, sur une dizaine de boucles, qu'il a pu commencer à découvrir un peu plus sa monture.

"Je pense qu'il y a encore des choses à installer sur la voiture, probablement pas beaucoup, mais il y a des choses qui étaient compromises", précise-t-il. "Ce n'est pas bien que j'en parle. Comme je l'ai dit, je suis ici pour piloter, je dois me concentrer là-dessus. Au final, j'ai une voiture, alors espérons pouvoir nous concentrer la semaine prochaine sur le fait de nous préparer au mieux pour le premier Grand Prix, car c'est bientôt."

"C'était une journée mitigée, entre les vérifications de système et la récolte de données pour la nouvelle voiture. Ça ne ressemblait pas à un quatrième jour d'essais mais à un premier jour. Au moins, toutes ces choses-là sont faites, enfin pas toutes, car ce n'était pas une matinée facile. Je suis là depuis vendredi dernier. Je n'ai jamais attendu aussi longtemps pour faire 12 ou 14 tours durant lesquels je pouvais rouler à mon propre rythme."

"On se prépare comme on peut. Ce ne sont pas des jours agréables pour l'équipe, mais nous avons enfin la voiture. Au final, l'équipe a fait du bon travail pour la construire aussi vite que possible. Il y a bien sûr certains compromis. Mais la voiture est là, nous pouvons nous concentrer sur notre travail et aller de l'avant, en vue de la semaine prochaine."

Après une saison 2018 qui a pris des airs de chemin de croix, Williams espère retrouver un niveau de compétitivité plus digne de son statut cette année. Mais la manière dont a débuté ce nouvel exercice n'augure forcément rien de bon. Un brin fataliste, Robert Kubica en prend son parti.

"Ce n'est pas idéal, mais j'ai appris dans la vie que rien ne pouvait l'être", insiste-t-il. "Nous faisons avec ce que nous avons. Je crois que l'équipe a construit la voiture probablement cinq fois plus vite que la normale. Nous devons avoir beaucoup de respect. Ce serait mieux d'avoir une meilleure idée de la voiture, de meilleures sensations, surtout que l'Australie arrive vite. Ce serait mieux pour les pilotes comme pour la voiture. Mais la réalité est ce qu'elle est, donc nous devons continuer à travailler."

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