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Les secrets de l'arrosage de la piste au Paul Ricard

B.V., Paul Ricard - C'est en 2011 que Bernie Ecclestone lançait l'idée de Grands Prix de Formule 1 disputés sur une piste artificiellement détrempée.

Le système d'arrosage
Le système d'arrosage
Le système d'arrosage
Le système d'arrosage
Un camion de pompiers en piste
Le système d'arrosage
Des mécaniciens Red Bull Racing travaillent sur des pneus Pirelli
Le système d'arrosage
Stoffel Vandoorne, McLaren MP4-30
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB11
Le système d'arrosage

Le projet fut loin d'aboutir, mais il existe toutefois une piste équipée d'un dispositif qui permet d'arroser la piste à volonté, à savoir le Circuit Paul Ricard. Pirelli en a tiré avantage pour les essais de pneus pluie demandés à cor et à cri par le manufacturier italien depuis longtemps.

Stéphane Clair, directeur général du Circuit Paul Ricard - qu'il définit comme une PME de "purs passionnés" de sports mécaniques - a accordé une interview à Motorsport.com pour expliquer la relation qui lie le circuit à Pirelli et surtout le fonctionnement de ce système d'arrosage.

"Nous avons un partenariat de longue date avec Pirelli, qui se sert du Circuit Paul Ricard comme base de développement des pneus F1 depuis maintenant trois années, donc nous les voyons régulièrement", explique Clair. "Jusqu'à présent, nous avions testé plutôt les gommes tendres et des gommes pour le sec, rarement des intermédiaires et encore moins des pluie, même si nous avions déjà travaillé temporairement sur des pneus pluie avec Pirelli, mais avec une seule voiture et avec un pilote de développement."

Trois millions de litres d'eau

L'arrosage d'un circuit automobile tout au long d'une journée requiert évidemment de gigantesques quantités d'eau, mais celle-ci est recyclée pour réduire l'impact écologique de l'arrosage de la piste. C'est grâce à un lac artificiel situé sur le site du circuit que se fait la manœuvre.

"Sur une journée comme celle d'aujourd'hui [lundi], nous allons passer plus de trois millions de litres d'eau sur la piste", détaille Stéphane Clair. "C'est un système en circuit fermé. Nous avons un lac qui récupère de l'eau de pluie. Nous pompons dans le lac, nous envoyons dans notre système. C'est un système où il y a 20m3 d'eau à la minute qui sont diffusés sur la piste. Ce sont des asperseurs comme on peut les trouver dans les jardins ou les golfs, tout simplement. Tout est automatisé, tout est centralisé en termes de gestion."

"Ensuite, cette eau est récupérée ; nous avons des grilles et des pompes qui permettent de la récupérer et de la remettre sur la piste à la demande. Ensuite, en fonction des demandes du pneumaticien, nous arrosons plus ou moins selon les zones qu'il souhaite voir arrosées."

L'eau de pluie est donc collectée grâce à un lac qui se trouve à l'entrée du site. "Il a été installé avec le système", poursuit Clair. "Cela faisait partie du dispositif pour avoir un circuit grade 1, donc capable d'accueillir la Formule 1 ou les protos, en ayant un système d'arrosage, pas sur la totalité de notre tracé mais une grande partie de notre tracé parce que nous avons un tracé qui est assez modulaire et il y a 64 possibilités de rouler sous la pluie en plein soleil, donc c'est ça qui est quand même assez spectaculaire."

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