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Netflix pourrait envisager le rachat de la F1 pour la diffuser

Si l'opportunité se présentait, Netflix se positionnerait sur le rachat des droits de la Formule 1 afin de pouvoir diffuser les Grands Prix en direct depuis sa plateforme de streaming.

Daniel Ricciardo, McLaren MCL35M, Max Verstappen, Red Bull Racing RB16B, Lando Norris, McLaren MCL35M, Lewis Hamilton, Mercedes W12, Charles Leclerc, Ferrari SF21, et le reste des monoplaces au départ

De plus en plus de plateformes de streaming affrontent les traditionnelles chaînes de télévision dans le match pour les droits de diffusion d'épreuves sportives en direct, et la Formule 1 est également concernée. Pour Amazon, qui a récemment passé des accords exclusifs pour des matchs de tennis et de football, la catégorie reine des sports mécaniques serait logiquement la prochaine étape pour continuer à grossir son audience.

De son côté, Netflix connaît déjà un franc succès avec sa série Drive to Survive qui documente les coulisses du championnat depuis la saison 2018. Mais la compagnie de streaming a une approche beaucoup plus prudente pour ce qui diffère de son catalogue habituel. Tout particulièrement, Netflix émet des doutes quant à la diffusion mondiale d'informations et d'évènements sportifs en direct.

"Par nature, les actualités sont politiques, et elles varient énormément selon les pays", a commenté Reed Hastings, PDG de Netflix, dans une entrevue exclusive avec Der Spiegel. "Il est difficile pour une entreprise mondiale de produire des actualités sans se faire des ennemis. C'est plus simple pour ceux qui se contentent d'un marché régional. De plus, nous sommes dans le divertissement et non dans le journalisme, qui doit avoir certains standards et suivre des directives éthiques. Nous nous tenons loin des évènements sportifs en direct également."

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Selon Hastings, le seul moyen pour que Netflix puisse candidater à la diffusion des Grands Prix est de posséder aussi le championnat, à l'image de Liberty Media, détenteur des droits commerciaux de la F1 et de la plateforme de diffusion F1TV. Et justement, le PDG de Netflix a laissé entrevoir un possible rachat de la F1 si Liberty Media venait à s'en séparer prochainement.

"Avec les diffusions d'évènements sportifs, nous n'avons aucun contrôle sur la source", a-t-il poursuivi. "Nous ne possédons pas la Bundesliga [championnat allemand de football, ndlr], qui peut passer des accords avec n'importe qui. Ce genre de contrôle serait indispensable pour que nous puissions offrir à nos clients une affaire sure. Il y a quelques années, les droits [commerciaux] de la F1 ont été vendus. À cette époque, nous ne faisions pas partie des candidats, aujourd'hui nous y réfléchirions."

Si des plateformes de streaming internationales comme Netflix et Amazon se rapprochent de la F1, la nature des contrats de diffusion du championnat rend presque impossible la signature d'un accord à portée mondiale. Plus tôt dans l'année, Ian Holmes, directeur des droits médias de la F1, avait indiqué qu'il s'attendait à ce que les prochains contrats de diffusion s'en tiennent à une limite régionale.

"Amazon, Apple et Netflix sont des entreprises mondiales mais elles n'achètent pas des droits mondiaux", avait expliqué Holmes face aux questions de Motorsport.com. "Il se peut donc qu'un championnat soit disponible dans un pays mais pas dans un autre."

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