Renault veut gagner une demi-seconde avec ses évolutions moteur

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Renault veut gagner une demi-seconde avec ses évolutions moteur
Par : Scott Mitchell
18 avr. 2018 à 09:03

Avec son plan de développement à venir, le motoriste français entend gagner davantage de performance que ce qui le sépare actuellement de la concurrence.

Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team R.S. 18
Max Verstappen, Red Bull Racing RB14 et Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H en bataille
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team et Cyril Abiteboul, directeur général Renault Sport F1
Max Verstappen, Red Bull Racing RB14 et Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB14
Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team R.S. 18, arrive sur la grille
Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team R.S. 18
Sebastian Vettel, Ferrari SF71H, Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team R.S. 18
Fernando Alonso, McLaren MCL33 Renault
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W09, devant Max Verstappen, Red Bull Racing RB14 Tag Heuer
Le vainqueur Daniel Ricciardo, Red Bull Racing
Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB14
Sebastian Vettel, Ferrari SF71H, Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H, Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W09, Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W09, Max Verstappen, Red Bull Racing RB14 Tag Heuer, Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB14 Tag Heuer, Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team R.S. 18, Carlos Sainz Jr., Renault Sport F1 Team R.S. 18, et le reste du peloton au départ
Max Verstappen, Red Bull Racing RB14 au stand
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team R.S. 18

Après avoir mis l'accent sur la fiabilité de son unité de puissance pour le début de saison, Renault va mettre les bouchées double pour le développement de la performance. Le Losange entend faire un grand pas en avant, qui doit lui permettre de faire plus que simplement combler l'écart avec Mercedes et Ferrari.

À Shanghai, Renault a autorisé les équipes utilisant son bloc propulseur à l'exploiter de manière plus radicale, après avoir validé ses objectifs de fiabilité à Melbourne puis Sakhir. Cette première étape aurait permis de gagner "un peu plus d'un dixième" au tour en qualifications selon Cyril Abiteboul, mais ce dernier attend plus en course pour la suite de la saison, avec un gain de "plus d'une demi-seconde" grâce aux futurs développement.

"Nous parlons d'une quantité conséquente de développement en cours de saison", assure le directeur général de Renault Sport Racing. "C'est plus que l'écart qui existe actuellement avec les équipes de pointe, selon moi, au moins en course. Mais bien sûr, les motoristes des équipes de pointe ne vont pas s'arrêter là."

Renault refuse de préciser pour quand sont prévues les améliorations significatives du côté de la performance de son unité de puissance, même si Abiteboul laisse entendre qu'il y aura "des choses à venir au niveau de la puissance moteur à partir de la cinquième course", soit le Grand Prix d'Espagne le mois prochain. 

Dans les plans du motoriste de Viry-Châtillon figure l'introduction du nouveau MGU-K qui n'avait pas pu être menée à bien l'année dernière, et qui permettra d'obtenir un gain de performance en matière de récupération d'énergie.

"Il y a des améliorations dans la manière dont nous exploitons le moteur, et c'est davantage pour les qualifications", détaille Cyril Abiteboul. "Il y aura un peu plus à venir, mais évidemment, la prochaine amélioration concrète sera une évolution matérielle. Ce ne sera pas avant d'introduire la deuxième unité de puissance de la saison, ce qui arrivera le plus tard possible, je l'espère."

Avec la limitation cette saison à trois unités de puissance par pilote et par saison, un bloc doit idéalement être utilisé pendant sept Grands Prix. Si aucun problème de fiabilité ne vient enrayer la machine, cela signifierait que Renault introduirait son deuxième moteur aux alentours du Grand Prix de France.

Trouver la clé en qualifications

Sur sa feuille de route, le constructeur français doit également régler le problème de turbo qui s'est déclaré sur la Red Bull de Daniel Ricciardo lors des essais libres en Chine. Renault aurait déjà une petite idée pour l'expliquer mais n'en dit pas plus, confirmant simplement que McLaren avait connu une défaillance identique lors des essais hivernaux à Barcelone.

La victoire de Red Bull à Shanghai a démontré que le moteur Renault avait la capacité de s'imposer, mais la problématique essentielle est de réduire l'écart en qualifications pour partir plus haut sur la grille de départ.

"Nous étudions toutes les pistes possibles pour réduire ce déficit", admet Cyril Abiteboul. "La première chose est de trouver ce qui peut faire la différence. Je pense que l'écart en qualifications [en Chine] était un peu moins important qu'auparavant. Encore une fois, ce n'est toujours pas suffisant, et il y a davantage à venir."

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Auteur Scott Mitchell
Type d'article Actualités