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Les objectifs de Victor Martins et d'Alpine "n'étaient pas alignés"

À l'aube de sa troisième saison en Formule 2 avec ART Grand Prix, Victor Martins aborde 2025 avec une détermination intacte. Après une année 2024 compliquée et son départ de l'Alpine Academy, le Français de 23 ans vise le titre, conscient que cette campagne pourrait être celle de la dernière chance.

#36 Alpine Endurance Team Alpine A424: Victor Martins

Photo de: FIAWEC - DPPI

Victor Martins entame sa troisième saison en Formule 2 et sait qu'il est particulièrement attendu. Cinquième lors de son année de rookie en 2023, il a traversé une campagne décevante en 2024, mais cette expérience le positionne comme un candidat annoncé pour le titre au sein d'une grille largement renouvelée.

Le Français défendra toujours les couleurs de l'équipe ART Grand Prix, un gage de stabilité, mais tout ne sera plus exactement comme auparavant. Il a en effet quitté l'Alpine Academy et n'a plus aucun lien avec le constructeur français.

"Je ne veux pas m'épancher là-dessus, à vrai dire", explique-t-il. "Nous nous sommes séparés, nous n'en avons pas vraiment parlé [publiquement] car nous ne le voulions pas, ni eux ni moi. Disons que mon objectif et le leur n'étaient pas alignés. C'est pourquoi nous avons voulu nous séparer. Mais en fin de compte, le passé n'est pas important, je me tourne vers l'avenir. Je vois ma saison de F2 arriver très vite avec ART, et je suis pleinement focalisé là-dessus."

C'est comme si je sautais directement de 2023 à 2025 !

Victor Martins veut jouer le titre.

Victor Martins veut jouer le titre.

Photo de: Getty Images

Tout commencera en effet dès la semaine prochaine aux Antipodes, à Melbourne. À 23 ans, Victor Martins n'a plus de temps à perdre et, même sans le dire, il sait probablement que l'exercice à venir à tout d'une probable dernière chance en monoplace. Et le seul objectif légitime est de viser le titre.

"Ça va être une année importante, certainement", admet-il. "Que l'on me désigne comme favori ne me pose pas de problème, car au final, j'étais le champion des rookies en 2023. En 2024, c'est clair que je faisais aussi partie des favoris, mais en fin de compte, nous ne sommes pas parvenus à tout mettre bout à bout ; nous avons eu beaucoup de difficultés avec la voiture, avec le package dans sa globalité."

"Je pense aussi avoir fait l'expérience d'une situation dans laquelle je n'avais jamais été, où j'ai été un peu surpris de ne pas être aux avant-postes d'emblée. J'avais fait beaucoup de pole positions en 2023, j'étais sur le podium la plupart du temps, à me battre pour les victoires. Clairement, j'ai appris beaucoup de choses sur la gestion de ces moments difficiles."

"J'ai le sentiment que cette année va être différente. Dans mon esprit, c'est comme si je sautais directement de 2023 à 2025 ! 2024 n'a pas vraiment existé, ou disons que ça n'affecte vraiment pas mon objectif, ma motivation, ma confiance en l'équipe et en les gens avec qui je travaille."

"Je sais que je travaille avec les meilleurs ingénieurs en Formule 2 et qu'ils me donneront la meilleure voiture en qualifs à Melbourne. Je sais que cette année va être différente, mais je ne veux pas être en mode 'Il faut que je gagne tout de suite, il faut que je fasse la pole dès la première manche'. Je sais que le package que nous avons actuellement est vraiment compétitif sur les relais courts comme longs, alors c'est clair que ça apporte davantage de sérénité. Assurément, mon objectif est de remporter le titre."

Propos recueillis par Benjamin Vinel

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