Dernier en Formule E, Giovinazzi vit "des temps difficiles"

Antonio Giovinazzi n'a pour l'instant pas trouvé la clé en Formule E, après cinq courses au volant de ces monoplaces singulières.

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"Je vis des temps difficiles ici en Formule E." Cette déclaration d'Antonio Giovinazzi est un euphémisme. L'Italien n'a pas connu la victoire ni même le podium depuis sa belle campagne 2016 en GP2 Series ; ce n'est pas illogique compte tenu du fait qu'il a passé les saisons 2019 à 2021 au sein d'une écurie Alfa Romeo en difficulté en Formule 1 après deux années en tant que réserviste de la Scuderia Ferrari, mais le pilote Dragon/Penske Autosport espérait certainement rebondir dans le championnat tout électrique. Pour l'heure, ce n'est pas le cas.

Au sein de la seule écurie du plateau qui n'ait toujours pas marqué de points cette année, aux côtés de son équipier Sérgio Sette Câmara, Giovinazzi ne s'est tout simplement jamais qualifié dans le top 18, tandis qu'en course, il compte une 18e et deux 20e places à son actif, avec deux abandons sur problème mécanique par ailleurs. C'est bien simple : le transalpin n'a jamais passé le moindre tour dans le top 15.

"Je ne peux pas du tout piloter la voiture de la manière que je veux pour l'instant, et c'est en partie parce que j'ai couru en F1 ces dernières années", analyse Giovinazzi pour RacingNews365.com. "Les F1 se comportent de manière complètement différente de ces Formule E, et à cause de ça, ça ne se passe pas comme je le voudrais."

"Il n'y a pas eu de courses lors des deux derniers mois, et lors d'un week-end de course, on a très peu de temps pour s'habituer à la voiture. Ici, il faut être performant immédiatement, et c'est difficile si l'on a peu d'expérience avec la voiture. Je n'arrive pas à trouver mon rythme."

Sergio Sette Camara, Dragon Penske Autosport, Penske EV-5 Antonio Giovinazzi, Dragon Penske Autosport, Penske EV-5

Sérgio Sette Câmara devance son coéquipier Antonio Giovinazzi à l'E-Prix de Rome

Manifestement, le simulateur n'est pas d'une grande aide pour faciliter cette adaptation. "J'ai bien sûr passé pas mal d'heures sur le simulateur ces derniers temps, mais ça fait peut-être plus de mal que de bien", estime Giovinazzi. "La différence entre la réalité est le simulateur est bien trop grande. En fait, rien n'est pareil dans le simulateur par rapport au véritable pilotage d'une Formule E."

"Il va me falloir un moment pour trouver mon rythme en Formule E, ce qui ne dépend pas de l'équipe. Elle fait vraiment tout son possible pour m'aider, mais en fin de compte, je dois m'habituer à cette voiture moi-même, et cela reste difficile. En plus, on n'a que quelques minutes en essais libres, on ne peut pas se permettre de faire des erreurs. Parce que nous courons seulement sur des circuits urbains, les erreurs sont immédiatement sanctionnées."

Pendant ce temps, Alfa Romeo revit en Formule 1, ayant bien négocié le tournant de la réglementation technique de 2022. Valtteri Bottas et Zhou Guanyu ont marqué 13 points en trois Grands Prix, autant que Kimi Räikkönen et Antonio Giovinazzi sur l'ensemble de la campagne 2021. "C'est comme ça. C'est la vie", soupire ce dernier.

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