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Wurz critique les dégagements en asphalte

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Par :
18 sept. 2019 à 12:40

Président de l'Association des Pilotes de Grand Prix (GPDA), Alexander Wurz juge les dégagements en asphalte trop souvent utilisés de nos jours.

Asphalte, graviers ou herbe ? Quel type de vibreurs ? Autant de questions qui se posent régulièrement sur les circuits, et encore davantage depuis le spectaculaire accident d'Alexander Peroni en F3 : l'Australien a décollé sur un vibreur en forme de saucisse à l'extérieur de la Parabolica, sur le circuit de Monza, là où se trouvait jadis un bac à gravier. Peroni s'est alors fracturé une vertèbre.

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Alexander Wurz adopte une approche mesurée sur cette question : selon l'ancien pilote de Formule 1, malgré le bien-fondé des dégagements en asphalte dans certaines situations, ils se sont désormais répandus là où ils n'ont pas lieu d'être.

"Cela fait des années que je dis en interview ne pas être fan des dégagements en asphalte", déclare Wurz pour Motorsport.com. "Je pense que dans certaines parties des virages, les dégagements en asphalte sont extrêmement bons, efficaces et sécuritaires. Mais nous sommes allés bien au-delà. Nous avons placé des dégagements en asphalte en sortie de virage, où j'aurais quand même préféré des graviers. Il y a des endroits où ça devrait être de l'herbe."

"En entrée de virage, où il peut y avoir des choses qui se cassent et où l'on arrive à haute vitesse, un dégagement en asphalte est assez bien. Parfois, les graviers peuvent s'avérer dangereux dans cette situation, comme on l'a vu à Melbourne avec Alonso, qui est parti en travers dans les graviers. Puis on part en tonneaux, donc on perd le contrôle de la voiture encore davantage. Mais en sortie de virage, quand on est à la vitesse minimale, avec n'importe quelle trajectoire en direction du dégagement, je pense qu'il y a 80% des cas où l'asphalte est de trop."

Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 et Alex Wurz

Les dégagements en asphalte sont critiqués en partie car ils ne sanctionnent pas les erreurs comme le font l'herbe ou les graviers, permettant aux pilotes à la faute de reprendre la piste aisément. Wurz en est conscient, et n'oublie pas que c'est un facteur majeur dans les activités des circuits tout au long de l'année.

"Pour le circuit au quotidien, les dégagements en asphalte sont super", souligne l'Autrichien. "Si le club Porsche est en piste et qu'un pilote amateur part en tête-à-queue, il n'endommage pas sa voiture dans les graviers, et il n'y a pas un drapeau rouge d'une demi-heure pour évacuer une voiture. Mais c'est là qu'il faut que la F1 et le circuit prennent une décision."

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"Il n'y a pas de solution évidente, mais lentement et sûrement, tout le monde intègre le message : il faut réfléchir à des solutions. Il y en a. En tant qu'homme d'affaires dans la conception de circuits, je ne vais pas les dévoiler publiquement, mais je suis à deux doigts de dire : 'Bon, tant pis pour les affaires, il faut aider cette industrie'. Pas à pas, virage après virage – et chaque virage est différent avec un style et une trajectoire qui lui sont uniques."

Peroni n'est en tout cas pas le premier pilote à avoir décollé sur un vibreur en forme de saucisse, puisque c'était déjà arrivé à Konstantin Tereschenko à Spa-Francorchamps lors de la saison 2014 de GP3, sur le vibreur situé à l'intérieur dans la chicane de l'Arrêt de Bus. L'accident terrifiant de Sophia Flörsch au Grand Prix de Macao 2018 l'avait également vue s'envoler sur un tel vibreur.

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"Nous avons eu un nouvel exemple d'un vibreur-saucisse mal placé, provoquant un énorme accident. Il y en avait eu un à Spa il y a quelques années en GP3. Ils ont réagi, et ce vibreur-saucisse est désormais caché sous une rampe progressive, qui ne propulserait pas la voiture dans les airs. Mais Monza est un nouvel exemple démontrant que ces solutions ne sont pas bonnes", conclut Wurz.

Propos recueillis par Oleg Karpov

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Séries Formule 1
Pilotes Alexander Wurz
Auteur Benjamin Vinel