Bienvenue au Québec ! Des courses animées au Canada

L'édition 1997 fut la première d'une série de courses où les accidents firent intervenir le Safety Car à plus d'une reprise, pour des courses souvent mouvementées

Bienvenue au Québec ! Des courses animées au Canada

L'édition 1997 fut la première d'une série de courses où les accidents firent intervenir le Safety Car à plus d'une reprise, pour des courses souvent mouvementées. Ce fut cependant plus les pneumatiques qui jouèrent un rôle ce jour-là, avec des arrêts prématurés pour beaucoup de pilotes, Schumacher compris. L'Allemand n'a cependant pas eu le soin de célébrer sa victoire après une lutte avec David Coulthard (Mclaren), tronquée par les soucis d'embrayage de l’Écossais. En effet Olivier Panis fut victime d'une rupture de suspension le précipitant dans un mur de pneus. Avec les jambes brises, cet accident provoqua l'arrêt prématuré de la course, et stoppa net l'élan du Français, alors 3ème du championnat derrière Schumacher et Villeneuve. Ce dernier a quant à lui échoué piteusement dans le mur de la chicane. Un mur avec l'inscription « Bienvenue au Quebec » qui n'allait pas tarder à se bâtir une légende et qui allait rendre sa publicité quelque peu mensongère...

Ce ne fut pas encore le cas en 1998, ce qui n'empêcha pas une course folle, marquée notamment par les spectaculaires tonneaux d'Alexander Wurz sur sa Benetton. Ce qui donna lieu à un second départ, et pas moins de 4 Safety Car pour divers incidents, dont la présence de mottes de terre sur la moitié du tracé, semées par l'Arrows de Pedro Diniz qui a labouré les bas-côtés lors d'un tête à queue ! Schumacher lui-même participa à l'agitation en mettant son compatriote Heinz-Harald Frentzen (Williams) dehors, manœuvre sanctionnée d'une pénalité de dix secondes. L'Allemand sut refaire son retard et l'emporta une quatrième fois (record de 3 victoires de Piquet battu) devant un brillant Giancarlo Fisichella, lequel avait signé son premier podium ici-même l'an passé, et Irvine, pourtant revenu de la dernière place après une crevaison. Quant à Villeneuve, il finit à 6 tours après avoir coupé la route d'une Minardi et dû remplacer son aileron arrière..

Puis arriva 1999, où le mur du dernier virage fut baptisé le « Mur des Champions » puisque trois d'entre eux, à savoir Hill, Schumacher et Villeneuve (en plus de Ricardo Zonta, l'équipier du Canadien), en furent les victimes désignées. L'erreur de Schumacher laissa la voie libre à Mika Hakkinen sur sa Mclaren, devant encore une fois Fisichella, très en verve au Quebec, et Irvine revenu une fois de plus du diable Vauvert après une touchette avec Coulthard. Le départ a été deux fois d'affilée fatal à Trulli et Alesi, l'un accrochant l'autre à la grande colère du Français qui n'avait pas oublié l'année précédente, bien que le pilote Italien ne fût pas responsable du premier carnage !



En 2000, ce fut une nouvelle édition pluvieuse, qui favorisa Schumacher et Barrichello (Ferrari), tous deux adroits dans ces conditions. Ils signèrent le doublé, le Brésilien étant interdit par consignes de doubler son chef de file. Coulthard avait menacé l'Allemand dans un premier temps avant d'écoper une pénalité par la faute de ses mécaniciens restés sur la grille au delà des délais autorisés. Villeneuve avait lui brillé en restant longtemps dans le top 3, avant que son équipe ne s'emmêle les pinceaux lors de l'arrivée de la pluie, pour finalement finir dans le flanc de Ralf Schumacher. Pour la quatrième fois (!) de suite, Fisichella monta sur le podium, devant Hakkinen et un spectaculaire Jos Verstappen sur Arrows. Un Schumacher remporta l'édition suivante, mais il s'agissait de Ralf, au détriment, justement, de son frère. La sélection fut une fois de plus rude, si bien que derrière Hakkinen se trouvait la Sauber du débutant Kimi Raikkonen qui lui avait mené la vie dure. Non loin de l'autre Finlandais finissait la Prost de Jean Alesi, toujours aussi acclamé chez ses cousins du Quebec, lesquels ont encore eu droit à son casque en récompense dans le tour d'honneur.
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