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Bilan de la saison : Heikki Kovalainen

Après une saison 2011 que beaucoup d’observateurs décrivaient comme la meilleure de sa carrière, Heikki Kovalainen devait confirmer en 2012

Après une saison 2011 que beaucoup d’observateurs décrivaient comme la meilleure de sa carrière, Heikki Kovalainen devait confirmer en 2012.

Au sein d’une équipe à l’identité nouvelle, deux défis lui ont été présentés : continuer à mener Caterham vers le milieu de tableau, et faire face à un nouveau coéquipier en la personne de Vitaly Petrov.

Avec Petrov, la tâche de Kovalainen n’a pas été aussi aisée qu’avec Trulli. Le Finlandais était parti pour imposer une domination similaire en qualifications (16-2 en 2011) mais a lâché prise en fin de saison, battu par son coéquipier à cinq reprises lors des sept dernières séances de la saison. Au final, le score est de 13-7 à l’avantage de Kovalainen, plus ou moins ce que l’on pouvait attendre.

Le score est à l’avantage de Petrov en course (10-7), mais Kovalainen dispose de circonstances atténuantes. Trop souvent, alors qu’il devançait son coéquipier, il a été victime d’un KERS défectueux (Australie, Europe, Inde), des maladresses d’autres pilotes (Bahreïn, Europe), de divers soucis techniques (Chine, Allemagne) ou d’une stratégie discutable (Brésil).

Ces problèmes mis à part, l’écart avec Petrov était bien moins important qu’avec Trulli en conditions de course. S’il est souvent arrivé que Kovalainen se montre plus performant que son coéquipier le dimanche, les deux hommes ont tout aussi fréquemment fait jeu égal, et Heikki s’est déclaré satisfait que son coéquipier le pousse dans ses retranchements.

Si le niveau de performance global de Kovalainen a été satisfaisant, on peut tout de même regretter qu’il n’ait pas réalisé autant de coups d’éclat qu’en 2011. Malgré une monoplace qui a grignoté deux dixièmes de seconde sur le milieu de plateau par rapport à l’an passé, le Finlandais n’est passé “que” deux fois en Q2, bien que cela reste une performance qu’il est le seul (des petites équipes) à avoir réalisée en 2011 et 2012. A Bahreïn, il battait une Toro Rosso à la régulière et profitait du DRS fermé de Michael Schumacher pour arracher la qualification. Valencia a été sa plus belle performance qualificative de la saison, puisqu’il y a battu les deux Toro Rosso à la régulière, et s’est qualifié seizième. En course, Kovalainen s’est moins mêlé au peloton que l’an dernier, mais y est tout de même parvenu à plusieurs reprises, comme à Singapour où il devançait Massa et Kobayashi à la mi-course, ou à Suzuka où il s’est maintenu devant Vergne, di Resta et Schumacher durant le premier relais. En Principauté, il a signé l’une des plus belles performances de sa carrière, se défendant face aux assauts de la McLaren de Jenson Button durant 68 tours, après quoi le Britannique est parti en tête-à-queue en essayant de dépasser son adversaire. Au final, le bilan de Kovalainen en 2012 est positif. On ne sait pas encore s’il s’agissait de sa dernière saison en F1, mais si c’est le cas, il quittera la catégorie reine du sport automobile avec un record en poche : avoir été à l’arrivée des 19 dernières courses de sa carrière.
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