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Coulthard - Ferrari n'a plus d'excuse qui tienne

Vainqueur de treize Grands Prix de Formule 1, désormais consultant pour la BBC, David Coulthard reste un observateur avisé du monde de la F1 et porte un regard critique sur les épreuves traversées par plusieurs équipes historiques

Vainqueur de treize Grands Prix de Formule 1, désormais consultant pour la BBC, David Coulthard reste un observateur avisé du monde de la F1 et porte un regard critique sur les épreuves traversées par plusieurs équipes historiques.

Coulthard était au premier plan pour assister au développement de l'écurie Red Bull sous l'impulsion d'Adrian Newey, ce dernier étant arrivé alors qu'il pilotait pour l'équipe ; Red Bull a remporté tous les championnats depuis 2010. Cependant, l'ancien pilote McLaren tient à relativiser le rôle du fantastique ingénieur britannique, comme il l'a écrit pour UBS : "Un seul homme ne fait pas une équipe qui gagne. Red Bull a connu le succès parce que la vision d'Adrian a été peaufinée et développée par une équipe super-talentueuse gérée avec expertise par le directeur d'équipe Christian Horner. Leur succès était le résultat d'années de travail d'équipe".

Coulthard porte un regard similaire sur l'ère dorée que Mercedes vit actuellement. "Ross Brawn a réuni une équipe technique très solide à Brackley avant de partir et Mercedes a le meilleur lien châssis-moteur", estime-t-il. "Avec un duo de pilotes adroits et une confiance qui croît semaine après semaine, ils ont découvert cette formule difficile à trouver, comme Red Bull avant eux. Le succès ne tient jamais qu'à une chose. C'est le produit d'un millier de petites choses ; la préparation, l'investissement, le personnel, le travail d'équipe, la conviction".

Cela amène Coulthard au sujet plus épineux de McLaren et Ferrari, statistiquement les deux plus grandes équipes de l'Histoire de la Formule 1, cependant toutes deux en difficulté à l'heure actuelle ; les deux team principals ont récemment été remerciés, signe que tout ne va pas pour le mieux. L'Écossais ne s'inquiète toutefois pas vraiment pour son ancienne écurie.

"En Ron Dennis, McLaren a certainement un leader qui a le courage de ses convictions", affirme-t-il. "Ron n'est pas du genre à faire des câlins mais il sait de quoi il parle et il est loin de manquer de confiance en soi. Je lui ai parlé sur la grille à Barcelone et il était catégorique quant à sa capacité à retourner la situation à l'avantage de McLaren. Si on le dit suffisamment, et si on permet aux gens d'y croire, on peut faire des choses extraordinaires".

En revanche, selon le vice-champion du monde 2001, la situation de la Scuderia Ferrari est plus qu'inquiétante : "McLaren a au moins l'excuse d'être dans une période de transition avec le passage aux moteurs Honda l'an prochain. Ferrari a construit ses propres moteurs V6. Ils ont une nouvelle soufflerie, qui était censée avoir éradiqué le problème du manque de corrélation entre ce que leur ancienne soufflerie leur indiquait et ce que la voiture faisait en piste. Ils ont fait signer James Allison pour consolider leur équipe technique. Ils ont deux des meilleurs pilotes de la grille (bien que Kimi Räikkönen ne soit peut-être pas un homme à avoir avec soi dans les tranchées)".

"Bref, Ferrari est à court d'excuses. Ils jouissent sans doute des meilleures conditions du plateau, et ne parviennent pourtant pas à les exploiter. Comme McLaren, ils reviendront au premier plan. Le succès, en sport comme partout dans la vie, est un cycle. Si on dispose de personnes talentueuses, si on investit avec sagesse et si on va dans la même direction, on s'octroie le jackpot tôt ou tard", conclut Coulthard sur une note d'optimisme.

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