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Deux points qui laissent Ricciardo sur sa faim à Monaco

Si Daniel Ricciardo savait n'avoir aucune chance de défendre sa victoire 2018 en Principauté, l'Australien était légitimement en mesure d'espérer une arrivée dans le top 5 avant que les choses ne prennent une mauvaise tournure.

Daniel Ricciardo, Renault R.S.19, devant Kevin Magnussen, Haas F1 Team VF-19

Avec seulement deux petits points pour venir récompenser sa neuvième position à l'arrivée du Grand Prix de Monaco, Daniel Ricciardo n'avait pas à cœur de gratifier la foule de ses immenses sourires après la course. Et pour cause ! Positionné sur la sixième position de la grille de départ, l'Australien avait particulièrement bien joué sa carte lors des qualifications, samedi.

Le second objectif crucial avait également été délivré et parfaitement exécuté dès les premiers mètres de course pour celui qui a battu son équipier pour la cinquième fois consécutive le samedi : en prenant le meilleur au premier virage sur la Haas de Magnussen, Ricciardo, cinquième, n'avait ainsi que faire de voir le quatuor de tête des top teams s'envoler devant à raison de plus de deux secondes au tour. Il contrôlait en effet le reste du train, sereinement installé devant Magnussen, Gasly, Sainz, Kvyat et Albon, qu'il remorquait en dictant le rythme.

Las, l'intervention de la voiture de sécurité, au 12e tour, en réaction aux débris laissés de toutes parts par la Ferrari agonisante de Charles Leclerc, a anéanti la course du vainqueur 2018. Appelé aux stands au milieu d'une cohue importante, le pilote Renault s'est retrouvé distancé dans un second groupe de poursuivants, à son tour incapable de dépasser et condamné à suivre le rythme. Sans la pénalité de cinq secondes reçue par Grosjean pour avoir coupé la ligne de sortie des stands lors de son arrêt, Ricciardo aurait même terminé dixième.

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Les deux points du jour sauvent Renault d'un résultat vierge mais maintiennent le team en huitième position, menacé par Alfa Romeo à un point, et laissent à Ricciardo une saveur de "trop peu". Amené à commenter le timing de son arrêt désastreux, le #33 ne peut que se montrer fataliste. "On doit voir ça. J'ai été accroché dans la Rascasse, et dès que j'ai dit box, on n'a pas pu réagir dans les temps. Ce n'était pas bon", lâche-t-il au micro de Sky Sports F1. "Nous allons voir ça en tant qu'équipe pour examiner ce que l'on pouvait mieux faire, ce qu'ils ont vu à ce moment-là [sur le muret des stands, ndlr] et pourquoi ils nous ont appelés en même temps, si c'était pour couvrir Kevin ou autre chose… C'est dommage car le départ avait été bon, j'étais cinquième après le premier virage et avais passé Kevin et on aurait vraiment pu avoir une super position aujourd'hui : je l'avais passé."

C'est donc la frustration qui prédomine pour celui qui a récemment pris de l'envergure au sein de l'équipe Renault et commence à entrevoir la possibilité de signer de bons résultats lorsque tous les astres s'alignent. Au championnat du monde, Ricciardo occupe la 13e place et a été dépassé ce dimanche par Daniil Kvyat. Avec huit points, il n'est cependant qu'à dix unités de Carlos Sainz (septième), premier pilote non Mercedes-Ferrari-Red Bull.

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