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Leclerc 3e et chanceux : "On aurait été 4e dans une course normale"

Charles Leclerc a terminé sur le podium du Grand Prix d'Espagne grâce à une voiture de sécurité chanceuse et aux déboires de Max Verstappen.

Charles Leclerc, Ferrari

Photo de : Sam Bagnall / Motorsport Images via Getty Images

Alors qu'il s'élançait depuis la septième position sur la grille de départ, Charles Leclerc a réussi à porter sa Ferrari sur la troisième marche du podium du Grand Prix d'Espagne. Sa qualification lointaine s'expliquait par la volonté du Monégasque de "sacrifier" un train de pneus le samedi pour en avoir un meilleur à disposition lors de la course principale ce dimanche. Une stratégie qui semble avoir fonctionné puisque Leclerc signe le deuxième meilleur résultat de son équipe à Barcelone.  

"Je suis vraiment content", a-t-il déclaré après l'épreuve. "Évidemment, hier j'ai sacrifié pas mal de choses en qualifications pour avoir de meilleurs pneus pour aujourd'hui. Je ne savais pas si ça allait payer, mais au final, ça a été le cas. Je pense que sans la voiture de sécurité, notre position aurait été la quatrième place dans une course normale. Grâce au Safety Car, on a eu un peu de chance et on termine sur le podium, donc je suis vraiment satisfait de ça."

En effet, l'abandon que Kimi Antonelli en fin de course est tombé à point nommé pour le pilote Ferrari. Le déploiement de la voiture de sécurité a permis à tous les pilotes du top 10 de chausser des pneus tendres, tous... ou presque. Max Verstappen a été moyennement ravi de découvrir des pneus durs au moment de passer à son box, faute d'autres possibilités suite à sa stratégie à trois arrêts. Ainsi, au moment de la relance, le Néerlandais a eu beaucoup de mal et n'a pas réussi à contenir la monoplace de Leclerc derrière lui. 

"Dès l'instant où j'ai su que Max était en pneus durs, je me suis dit que ce n'était pas idéal pour les cinq derniers tours, surtout s'il n'y avait pas de gestion à faire", a expliqué le Monégasque. "Donc j'ai compris que ce serait une attaque totale pour moi, et qu'il y avait une opportunité de finir sur le podium. Max a abordé le dernier virage avec beaucoup d'engagement, il a perdu l'arrière à la sortie. À ce moment-là, j'étais quasiment à côté de lui, et j'étais très content de pouvoir prendre la troisième place."

Charles Leclerc (Ferrari).

Charles Leclerc (Ferrari).

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images via Getty Images

Rappelons toutefois que lors de ce dépassement, Leclerc est allé au contact de la Red Bull et Verstappen l'a clairement fait savoir à la radio. L'incident a fait l'objet d'une enquête des commissaires, mais a finalement été classé sans suite.

"Honnêtement, j'aurais probablement été très vocal aussi si la situation avait été inversée, parce que quand tu te bats pour une troisième place, tu fais tout pour la récupérer", a déclaré Leclerc au sujet des commentaires de Verstappen. "Et je pense qu'il savait qu'avec les pneus qu'il avait, ce serait très compliqué de me repasser en piste."

"Donc voilà, je n'ai pas de ressenti particulier à ce sujet. Il n'y avait rien de spécial. Je l'ai dépassé à l'intérieur. Il a essayé de me pousser vers la partie sale de la piste. Ensuite, j'ai eu l'avantage car j'étais plus rapide, grâce à l'erreur qu'il avait faite. J'essayais ensuite de prendre l'aspiration de la McLaren, je suis parti un tout petit peu à gauche. Il n'avait pas l'air de vouloir se décaler, et on s'est… oui, on s'est touchés un peu, mais franchement, rien de spécial."

 

Troisième, mais pas plus optimiste 

Avec ce résultat, Charles Leclerc a terminé pour la deuxième fois consécutive sur le podium après sa deuxième place à Monaco. Cet enchaînement de résultats pourrait-il être un signe que Ferrari est maintenant en capacité de viser le champagne de manière régulière ? 

"Aujourd'hui, on termine sur le podium parce qu'on a eu de la chance avec la voiture de sécurité", a avoué Leclerc. "Sinon, je pense que notre place était quatrième. Donc non, je ne dirais pas que j'ai beaucoup plus de confiance pour viser le podium de façon régulière. Mais on progresse, je suppose."

"On commence à mieux comprendre la voiture, à voir comment la régler pour en tirer le maximum. Mais on doit encore aller dans des directions assez extrêmes, et ce n'est pas très agréable à piloter. Donc à moins qu'on ait des évolutions très bientôt, je pense que ce sera difficile de se battre régulièrement pour le podium."

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