McLaren attendra Miami ou Imola pour sa première évolution majeure
Andrea Stella, le directeur de McLaren, a révélé que la première évolution majeure de la MCL38 devrait être prête en mai, entre les Grands Prix de Miami et d'Émilie-Romagne.
McLaren connaît un début de saison beaucoup plus satisfaisait qu'il y a un an. Aux Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite, l'équipe britannique s'est battue contre Mercedes pour le statut de troisième force, derrière Red Bull et Ferrari. Il est toutefois devenu clair du côté de Woking que certains points faibles de la MCL38, comme son comportement dans les virages lents et sa vitesse de pointe, étaient un héritage de sa devancière.
L'arrivée de nouvelles pièces en ce début d'année pourrait venir corriger ces problèmes mais selon Andrea Stella, il faudra patienter plus d'un mois avant que la première évolution majeure de la voiture ne soit prête à prendre la piste, à savoir pour le Grand Prix de Miami ou d'Émilie-Romagne.
"Nous avons de petites choses qui vont arriver pour l'Australie et, nous l'espérons, pour le Japon, mais [elles nous feront gagner] quelques millisecondes", a expliqué le directeur d'équipe. "Et puis, si tout va bien, au cours du premier tiers de la saison, nous aurons une évolution majeure. Ce sera aux alentours de la sixième ou de la septième course."
Si McLaren peut d'ici là trouver des moyens d'améliorer la MCL38, Stella ne s'attend pas à de gros progrès avant la première évolution de la saison. "Je pense qu'il y a de la marge pour comprendre un peu mieux la voiture", a-t-il indiqué. "À Djeddah, nous avons eu une approche des réglages légèrement différente entre les deux voitures. Et je pense que nous voyons quelques points positifs et négatifs intéressants."
Andrea Stella, Team Principal, McLaren
Photo de: Erik Junius
"Cette optimisation vaut peut-être un dixième, ce n'est pas comme si c'était magique. Nous connaissons bien la voiture, à part cette petite différence entre les deux monoplaces que nous allons examiner. Je pense que c'est surtout une question d'évolution ou d'adaptation au circuit en fonction de ses caractéristiques."
Et si les difficultés connues par McLaren dans les virages lents sont évidentes, il est trop simpliste de suggérer que la MCL38 est par conséquent un monstre d'appui, Stella soulignant une différence clé dans les performances en virage. "Vous avez vu que quiconque se trouvait derrière la McLaren dans le premier secteur [à Djeddah] perdait du terrain. Lorsque les virages sont rapides et fluides et qu'il suffit de donner un premier coup de volant, la voiture réagit très bien."
"En revanche, lorsque les virages sont longs et qu'il faut vraiment tenir le volant pendant longtemps, la voiture cède un peu et nous perdons beaucoup de temps. C'est là que Ferrari est très fort et c'est pourquoi [Charles] Leclerc était si compétitif dans le dernier secteur, juste dans ce [dernier] virage. L'autre facteur limitant est que nous aimerions avoir plus de vitesse de pointe. Sur ces deux points, ce circuit a vraiment été un révélateur."
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